‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 145 sur 165 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

MARTIN DIAZ

Que voulez-vous dire?

ZORZO.

Je veux dire que c'est bien loin Alcala, et que, si j'étais jaloux comme vous Têtes, — vous me paraissez trop raisonnable pour l'être sans des motifs sérieux,

— ce n'est pas sur la rive que je débarquerais le galant.

MARTIN DIAZ

Vous me répondez de sa vie sur votre tête ! Et qu'il n'ait pas une égratignure I Vous entendez !

ZORZO.

Ne vous emportez pas. Je vous offrais cela par bonté, mais je ne tiens pas à tuer. Et puisque vous craignez tant qu'on ne froisse les galants de votre femme...

MARTIN DIAZ

Je vous ai dit que j'espérais me tromper.

ZORZO.

Calmez-vous. On aura les mains d'une douce vierge.

— Donc, tel est le service. Et quelle est la reconnaissance?

MARTIN DIAZ

Celle que vous voudrez.

ZORZO.

Vous savez que la reconnaissance est comme le lait : ça doit se boire le jour même. Le lendemain, c'est aigre.

m LES FUNÉRAILLES DE L'HONNEUR.

MARTIN D I AZ

Oh ! je serais reconnaissant comptant.

zorzo.

Alors, c'est fait. J'ai bien déjà une occupation ce soir, mais nous sommes assez de monde pour deux besognes. — A quoi reconnaîtra-t-on votre concurrent?

MARTIN DIAZ

Je le désignerai.

ZORZO.

Où faut-il que je mette des hommes?

MARTIN DIAZ

ZORZO.

Ici?

MARTIN DIAZ

Ou plutôt à l'entrée de la rue. Le moins en vue que vous pourrez.

ZORZO.

D'où viendra Pnom me?

MARTIX DIAZ.

De ce palais.

Ah çà! est-ce que par hasard celui que vous me recommandez serait don Jorge de Lara?

MARTIN DIAZ

Si c'était lui?

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