‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 63 sur 165 · ACTE QUATRIÈME. 103 JACINTHA · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. 103 JACINTHA

Est-ce que vous voulez me^tuer?

MINOTORO.

Pas encore.

JACINTHA

Quand donc? Oh! mais j'appelle! Au s...

MINOTORO.

Silence, pécore !

Il n'est pas question de vous dans ce moment.

JACINTHA

En voilà, par exemple, un divertissement ! — Ma foi, j'ai plus qu'assez joui de cette fête; Je rentre.

MINOTORO.

Non.

Pourquoi?

MINOTORO.

L'affaire n'est pas faite.

JACINTHA

Quelle -affaire?

MINOTORO.

Cela ne vous regarde pas.

JACINTHA

Faites-la donc sans moi ; je vais m' asseoir là-bas ; Grincez et sanglotez ensemble. — Oh ! quelle fête !

Elle va s'asseoir sur un banc, le dos tourné.

TRAGALDABAS

MINOTORO, à Grif.

Viens. Viens donc! Il s'agif d'une chose secrète. Voici. Depuis trois jours...

GRIF.

Hélas!

MINOTORO.

Depuis trois jours,

Un homme...

Hélas!

MINOTORO.

Vas-tu ponctuer mon discours

De tes soupirs?

Grif se tait. Minotoro le regarde.

Il a la mine abrutissante.

Lui mettant son bouquet sous le nez.

Respire ce bouquet. Que trouves-tu qu'il sente?

GRIF.

Je trouve, — c'est tout simple, en voici tout autour, — Qu'il sent la violette.

MINOTORO.

Et moi, qu'il sent l'amour!

GRIF.

Pouah !

MINOTORO.

Tous les jours, depuis trois jours c'est le troisième, On en offre un pareil à la femme que j'aime!

GRIF,

Pauvre ami !

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