‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 70 sur 165 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Et tant pis ! mon désir ardent serait qu'il fût Assez mal inspiré pour apporter son mufle ! Je serais là ! D'abord, tu souffres de ce buffle. Il est peu compatible avec ma dignité Qu'un buffle, même frère, opprime ma beauté. Et puis, je punirais sur lui le vil esclave Qui lui sert de portier !

JACINTHA, avec un commencement d'admiration.

Vous êtes donc bien brave ?

TRA GALD AB AS

Je suis — ce qui revient au même.

JACINTHA

Quoi?

TRAGALDABAS

Tant mieux

S'il se montre !

JACINTHA

Croyez le danger sérieux.

Son épée est souvent de sang humain trempée.

TRAGALDABAS

Comme la mienne.

JACINTHA

Où donc est-elle, votre épée?

TRAGALDABAS

Je ne la porte pas moi-même. J'ai quelqu'un Pour cela. Qu'on verrait au moment opportun. Viens! viens! Si ce n'est pas par pitié pour ma fièvre, i- 7.

118 TRAGALDABAS

Fais-le pour ce bon vin altéré de ta lèvre, Aime ces fruits, sois tendre à ce gâteau monté, Et, tu me vois à tes genoux, cède au pâté !

JACINTHA, un peu émue.

Vous plaidez vos procès de façon convaincante. — Qu'est-ce que ce flacon?

TRAGALDABAS

C'est du vin d'Alicante!

JACINTHA

Vous me touchez...

TR AGALD ABAS.

Merci!

JACINTHA

Mais mon frère...

TRAGALDABAS

Il me plaît

S'il vient! Mais pas trop tôt!

JACINTHA

Oh ! quelle dinde !

TRAGALDABAS

Elle est

Truffée.

JACINTHA

Allons! j'entre.

TRAGALDABAS

Ange!

J ACINTH A.

Et si votre courage

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