‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 78 sur 165 · ACTE QUATRIÈME. 131 MINOTORO, à Tragaldabas · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. 131 MINOTORO, à Tragaldabas

Donc, c'est toi, pleutre infect, amas de lâchetés, Qui...

TRAGALDABAS

Parle à ce seigneur.

A ce...

Regardant don Eliseo.

Mais me trompé-je?

Non ! c'est ton protecteur? Eh bien, qu'il te protège I

TRAGALDABAS, à don Eliseo,

Vous voyez !

DON ELISEO.

Est-ce trop de curiosité De m'informer d'où vient cette animosité Entre amis?

MINOTORO.

D'un affront — que je ne veux pas dire.

TRAGALDABAS, que don Eliseo regarde.

De fait...

DON ELISEO, à part.

Il ne peut pas s'empêcher de sourire.

A Tragaldabas.

Vous convenez d'avoir fait à ce cavalier

Un de ces forts affronts qu'on ne peut publier?

TRAGALDABAS

J'en conviens.

MINOTORO.

Je m'en vais te piler comme verre !

TRAGALDABAS

T RAGALDÀB AS.

Arrangez-vous.

Il s'écarte un peu.

MINOTORO, à don Eliseo.

Ce singe ayant osé me faire Un outrage qui rend toute explication Impossible, j'en veux la réparation Par les armes.

DON ELISEO.

C'est juste.

MINOTORO.

■ Il serait inutile De chercher à sauver la peau de ce reptile. L'autre fois, abusant d'un état passager, Vous vous êtes permis d'usurper son danger, Et pendant quelques jours de trop il a pu vivre ; Mais je vous avertis que je ne suis plus ivre Et que je vous tûrai, si ça vous fait plaisir, — Après lui.

DON ELISEO.

Pour l'instant, il s'agit de choisir L'heure et le lieu.

TRAGALDABAS, extasié. A lui-même.

C'est doux l'amour !

DON ELISEO.

Le jour s'achève

Et l'on n'y verrait plus...

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