‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 85 sur 165 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MINOTORO, GRIF.

MINOTORO.

Je te trouve bien gai, toi.

GRIF.

C'est une apparence.

Je suis lugubre. Ami, le guignon est fécond, Et le premier déboire attend peu le second.

MINOTORO.

Le second?

GRIF.

J'ai perdu, cette nuit, Dieu me damne!

Mon ami le plus cher.

MINOTORO.

Qui? ton frère?

GRIF.

Oui, mon âne.

MINOTORO.

Lequel? celui qui dit aux gens, d'un air mignon, Si leur femme est fidèle?

GRIF.

Il disait toujours non.

Il avait d'un savant, hélas! toute l'étoffe.

MINOTORO.

L'Âne-Spirituel?

Page 1