‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 93 sur 165 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

DON ELISEO.

Comment!

TR AGALD AB AS

y Le coup de grâce !

DON A CAPRINA.

Me faire aimer de vous était tout mon dessein. Mais vous allez vous battre avec un spadassin : J'aime mieux vous sauver et que mon rêve meure !

DON ELISEO.

Tu m'aimes donc?

DONA CAPRINA.

Adieu!

DON ELISEO.

Comment! adieu? Demeura.

— Tu n'as pas de mari?

DONA CAPRINA.

Je n'en ai jamais eu, Et n'ai jamais aimé que vous.

DON ELISEO, à part.

Si j'avais su!

11 ne faut pas jouer avec l'amour, il triche.

Après tout, quoi! je l'aime, elle est belle, elle est riche...

A dofla Caprina.

Tu n'as pas de mari? qu'est-ce donc que je suis?

DONA CAPRINA.

Vous m'aimeriez?

iU TRAGALDABAS.

Venez chez vous, — madame.

Il lui prend la main.

TRAGALDABAS, tes voyant s'en aller.

Et puis?

Vous me laissez avec cette bête féroce?

DON ELISEO.

Oh! bien, toi...

TRAGALDABAS

Vous aurez mon spectre à votre noce!

DONA CAPRIN A, revenant.

Voyons!

TRAGALDABAS

Chère cousine, aie en pitié mon sort.

Calme ce sacripant.

DONA CAPRINA.

Que lui faut -il?

MINOTORO.

Ta mort.

Est-ce que vous croiriez qu'on peut m'ofîrir des sommes? Tant que ce misérable et moi nous serons hommes!...

On entend une musique.

GRIF, frappé d'une idée.

Et s'il n'était plus homme?

Es-tu fou?

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