‹ Théâtre complet de Beaumarchais, réimpr. des éd. princeps, avec les variantes des MSS. originaux (volume 2)Chapitre 25 sur 184 · EUGÉNIE, LE COMTE · texte numérisé non relu

EUGÉNIE, LE COMTE

Eugénie, avec joie* Apprenez la plus agréable nouvelle...

Le Comte.

Si elle intéresse mon Eugénie...

EuciNiB.

Mon père est enchanté de vous. Ah, j'en étais bien sûre! Il Êdsait votre éloge à Tinstant. Je me serais mise de bon cœur à ses pieds pour le remercier. Il me rendait fière de mon époux. Je me suis sentie prête à lui tout avouer.

Le Comte, ému.

Vous me Élites trembler! exposer tout ce que j'aime au brusque effet de son ressentiment 1

Eugénie, vivement.

Je sais qu'il est violent ; mais il est mon père. Il est juste, il est bon. Venez, Milord, que notre profond respect le désarme. Entrons, ce moment sera le plus heureux...

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8a B UGÉNIE.

Le Comte, embarrassé.

Eugénie 1 quoi, vous voulez?..* quoi, sans nulle précaution?...

Eugénie, avec beaucoup de feu.

Si jamais je te fus chère, c'est aujourd'hui qu'il Êiut me le prouver. Donnes-moi cette marque de ton amour. Viens, depuis trop longtemps les soupçons odieux outragent ta femme ; les regards méchans la poursuivent. Fais cesser un si pénible état; déchire le voile qui Texpose à rougir. Tom* bons aux genoux de mon père. Viens, il ne nous résistera pas.

Le Comte, à part.

Quel embarras 1 {A Eugénie.) Souffrez au moins que je le revoie encore avant pour affermir ses bonnes dispositions.

Eugénie, lui prenant la main.

Non : elles peuvent changer. La première impression est pour toi. Non, je ne te quitterai plus*.

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