I. Varianu S
toutes, afin de n'y jamais revenir : tous aimes ka Lôrds, les gens de haut parage, et moi je les déteste; ma fille m'est trop chère pour la sacrifier à votre vanité et la rendre mal* heureuse.
Madame MtJRER.
Et pourquoi malheureuse?
Le Baron.
Est-ce que je ne connais pas vos petits-grands Seigneurs? Voyez-les dans les unions mêmes les plus égales pour la fortune : Une fille est mariée aujourd'hui, trahie demain, abandonnée dans quatre jours; Tinfidélité, l'oubli, la galanterie ouverte, les excès les plus condamnables ne sont qu'un jeu pour eux. Bientôt le désordre de la conduite entraîne celui des affaires; les fortunes se dissipent, les terres s'engagent, se vendent; encore la perte des biens est-elle souvent le moindre des maux qu'ils font partager à leurs malheureuses compagnes.
Madame Murer.
Mais quel rapport ce tableau, faux ou vrai , a-t-il à l'objet que nous traitons? Vous faites le procès à la jeunesse, et nullement à la qualité ; c'est dans cet état, au contraire, que les hommes ont le plus de ressources. S'ils se sont dérangés, un jour ils deviennent sages, et alors les grâces de la Cour... •
Le Baron.
Arrivent tout à point pour réparer leurs sottises, n'est-ce pas? Peut-on solliciter des récompenses, quand on n'a rien Eût pour son pays? Et quand le principe des demandes est aussi honteux, n'est-il pas absurde de foire fond d'avance