I. Variante 8.— a. Variante
Pauline.
Vous connaissez la &iblesse de ma poitrine.
MéLAC fils.
On ne crie pas la Comédie; ce n'est qu'en parlant qu'on la joue bien. Figure charmante ! organe flexible et touchant ! de Tame sur-tout... Que vous manque-t-il? Une jeune Actrice se fait toujours assez entendre lorsqu'elle a le talent dé se faire écouter.
Pauline.
Oh I ce n'est ni d'éloquence ni d'adresse qu'on vous accusera de manquer pour ramener les gens à vos idées. • Et les couplets que je vous ai demandés ?
MéLAC fils, tendrement.
Vous craignez qu'on ne les oublie ? injuste Pauline !...
Pauline, Finterrompt en s*asseyant.
Essayons encore une Pièce avant de m'habiller.
MéLAG fils, s*assurant de Vaccord du Violon.
Volontiers.
Pauline.
Donnez-moi le nouveau Livre.
MÉLAC fils, avec humeur.
Pourquoi ne pas suivre le même ?
3a6 LES DEUX AMIS.
Paounb.
Pour sortir uil peu de l'ancien genre. Au reste, comme c'était uniquement pour vous
MéLAC fils, d'un air incrédule,
. Oui, pour moi 1
Paumne, riant.
Voilà bien les ingrats l cherchant toujours à diminuer l'obligation, pour n'être point tenus de la reconnaissance ! Cette musique n'est-eUe pas plus piquante, plus variée?
MéLAC fils, mécontent.
Piquante, variée, délicieuse. C'est le beau Saînt-Alban qui vous Ta choisie à Paris.
Pauline.
Et toujours Saint-Alban * ? Vous êtes bien étrange! Votre souverain bonheur serait que personne ne m'aimât I
M^LAC fils*
Je ne serai donc jamais heureux.
Pauline.
Vous voudriez qu'on ne pût me souffrir.
MÉLAC fils.
Je ne désire point l'impossible.