SCENE IIL
Le Major BÉGE.^RSS, FIGARO, SUZANNE.
BécEARSs, en uniforme, un crêpe noué au bras,
Ehl mais, quel bruit! Depuis une heure i*entends disputer de chez moi....
Figaro, à part.
Depuis une heure !
BÉGEARSS
Je sors; je trouve une femme éplorée ...
Suzanne, feignant de pleurer.
Le malheureux lève la main sur moi I
BéCEARSS.
Ahl rhorreur ! Monsieur Figaro! un galant homme a-t-il jamais frappé une personne de l'autre sexe ?
LA MÈRE COUPABLE. ai5
Figaro, brusquement^
Ehl morbleu I Monsieur, laissez-nous I Je ne suis point un galant homme, et cette femme n'est point une personne de Vautre sexe : elle est ma femme, une insolente qui se mêle dans des intrigues, et qui croit pouvoir me braver parce qu'elle a ici des gens qui la soutiennent. Oh 1 j'entends la morigéner....
BéCEARSS.
Est-on brutal à cet excès ?
Figaro.
Monsieur, si je prends un arbitre de mes procédés envers elle, ce sera moins vous que tout autre, et vous savez trop bien pourquoi I
BÉGEARSS
Vous me manquez , Monsieur 1 je vais m'en plaindre à votre maître.
Figaro, raillant.
Vous manquer, moil Cest impossible. (// sort.)
ai6 LA MÈRE COUPABLE.