SCENE XII
LÉON , ALMAVIVA , BÉGEARSS
Almaviva veut sortir; il voit entrer Léon, Voici l'autre 1
L£oN, timidement, jveut ev^fL$$ff J^fia^^.
Mon père , agréez mon respect. Avez-vous bien passé la nuit?
Almaviva, sèchement, le repousse.
Où fûtes-vous, Monsic^ur, hlfiv au soir?
UON.
Mon père, on me mena d^s un club très-fameux ^
I. Édit. wiv. : dans une assemblée e»timsble, et, dan» ie mamuarit du Thédtre-Françaii : dans np dnb Irès-acpréàité.
f.^ fd^^E COifF^Bl.^. ?37
Où TOUS fttes une lecture?
LÉON
On m'invita d'y lire un essai que j'ai fait sur l'abus des vœux monastiques, et le droit de s'en relever.
Almavfva, amèrement.
Qui fut, dit-on, très-applaudi.
Léon.
Monsieur, on a montré quelque induteençe ppjijr mon âge.
Donc, au lieu de .vous préparer â partir pour vos caravanes, à bien mériter de votre ordre , vous vous faites des ennemis 1 Vous allez composant, écrivant sur le ton du jour, lisant des pamphlets dans les clubs ! Bientôt on ne distinguera plus un ^ftatiljiiipffmf A^ym ^vant 1
Lâm^ f ifff ié êment.
Mon père, on en distinguera mieux un ignorant d'un homme Instruit, et l'homme libre de l'esclave ^.
I. Édii. iuiy. Ce dernier trait n'est qoe dins U première édition*
a38 LA MÈRE COUPABLE.
AUiAVIVA.
Discours d'enthousiaste 1 On voit où vous en voulez venir, et pour quel parti vous penchez*. (// veut sortir,)
LÉON
Mon pèrel...
Almaviva, dédaigneux.
Laissez à l'artisan des villes ses locutions triviales ! les gens de notre état ont un langage plus élevé. Qui est-ce qui dit mon père à la cour? Monsieur, appelez-moi Monsieur*... Son père! (// sort, Léon le suit. Il regarde Bégearss qui fait un geste de compassion.) Allons, monsieur
Bégearss, allons'.
(// sort.)
I. Edit. tuip. Ce dernier trait n'est que dans la première édition. 3. Êdit, suiv. : Vous sentez l'homme du commun. 3. Variante lo.
FIN DU PftEMIER ACTE.