IJ I C H A K D
Moi, je n'ai pas à m'occuper de l'iieure qu'il est. Il est midi, il est minuit, on me dit : « Richard, attelez! » J'attelle...
MADAME CUAMBEKT, à MouiqUe.
Tu as dit à Richard d'atteler?
il o N I y u E .
Oui, tnèrc.
Pour aller chercher ton frère?
Oui, mère.
MADAME G H A M B E R T
Est-ce que l'heure du train est avancée ?
^lUii, liicre.
MADAME CllAMIîEKT.
Alors, pourquoi faire attendre Richard deux heures à la station ?
Deux heures !
MADAME CHAMUEKT, lu )nonti 6 à lu inaiu.
> Une heure et demie, si tu veux. Le train entrera en gare dans deux heures exactement.
Ma mère, pardonnez-moi... votre montre est arrêtée, y. 7
iy4 SUZETÏE
M A D A M E c H A M B E R T , après avoir mis sa montre prés de l'ordlle.
Paè du tout. Regarde dans la salle à manger... [Pendant que Monique obéit, à Richard.) Richard, allez lier vos chicorées.
RICHARD, 7iant.
Mais, certainement que je m'en vais lier mes chicorées. . Pourquoi donc...
Le reste se perd dans les coulisses. Monique rentre, une boîte de bonbons à la main.
MONIQUE
Excusez-moi, mère. Je croyais qu'il était beaucoup plus lard. {Avec une teinte de mélancolie.) C'est vrai qu'il y a encore deux heures à attendre! {Petit silence pendant lequel madame Chambert sort de son panier tout ce qu'il faut pou. faire de la dentelle sur wi morceau de toile cirée.) Voulezvous un chocolat?
M AL» AME cuAMBEnr, sliiitallant.
Mer.i.
MONIQUE
Ceux-là... Prenez-en un de ceux-là .. ils sont délicieux... Je vous affirme... A l'intérieur, il y a de la crème qui paraît toute fraîche. C'est une surprise parfumée quand on y arrive.
M A \) A M E (., U A M h E II T .
Merci.
M o i\ 1 Q u E , êioquaitl.
Délicieux... Ceux-ci, les croyez-vous à rumaude? il faut que je m'en rende compte... {Elle en prend un.) Tiens... je ne connaissais pas encore...
M A 1) A M E (. Il A -M B E K T .
OÙ est ton père?
Là, dans la chambre noire.