SCENE VI
MONSIEUR DE GIRIEU, MONSIEUR MARSANNE, MADAME MARS ANNE, puis LAURENCE.
MADAME MARSANNE
Le docteur a l'air plus inquiet qu'il ne veut le dire.
MONSIEUR DE GIRIEU.
Au contraire, je crois qu'il est porté à s'exagérer le mal.
MADAME MARSANNE
Vous savez que nous avons en lui la plus grande confiance... Nous lui avons vu faire des choses admirables. {A M. Marsanne.) N'est-ce pas, mon ami ?
Vraiment, monsieur Marsanne, vous devriez gronder un peu Laurence sur la façon dont elle élève son enfant. MONSIEUR MARSANNE, apvès wi soiirire.
C'est très délicat.
MADAME MARSANNE
Ne pouvez-vous pas, vous-même?...
MONSIEUR iE GIRIEU.
La loi n'accorde pas l'exercice de la puissance paternelle au second mari d'une femme divorcée.
MONSIEUR MARSANNE
Si l'on m'avait écoulé, au moment où Laurence s'est remariée, on aurait donné la garde de l'enfant à des tiers.
MONSIEUR DE GIRIF.U.
J'en ai parlé à Laurence, vous le savez bien, mais elle n'a pas voulu se séparer de lui.
MADAME MARSANNE, à SOU mari.
Tu aurais dû l'exiger.
MONSIEUR MARSANNE
Une seule personne avait qualité pour demander au tribunal que la garde de l'enfant fût enlevée à la mère ; celte personne, c'était M. Raymond Chaatrel, mais de même que pendant l'instance en divorce M, Chantrel a laissé prononcer le divorce contre lui sans vouloir se défendre, de même, dans cette circonstance, il a tenu à ne contrarier en rien la volonté de sa... la volonté de Laurence. On ne peut lui en vouloir de cela. Entité le docteur Moîssac.