ACTE TROISIÈME
nant à Siizette.) Enfin!... Quelle grimace fais-tu?... Pourquoi fais-tu la grimace?
Pour ne pas pleurer. Je ne veux plus pleurer. Jamais.
MADAME C II A M B E R T
Drôle de réponse ! Qu'ost-ce que tu as donc, depuis hier? Tu n'es plus la même.
Rien.
MADAME CHAMBERT
On t'apprend à mentir, Ik-hàsl [Silence.) ïiein'^ [Silence.] Tu n'as plus de langue ?
Je ne mens pas.
MADAME CHAMBERT
Oh! Tu ne mens pas! Ce n'est pas à moi qu'il faut dire cela! Je t'ai plus d'une fois surprise sur le fait... Tu n'as pas menti, le jour des raisins?... Hein?
Si!
MADAME CHAMCERT.
Tu vois bien! Pourquoi as-tu menti?
Pour ne pas être grondée.
MADAME CUAMBËUT.
Et, aujourd'hui, tu mens encore?
Xon.
MADAMECUAMBERT.
Mais, puisque je te dis que je le sais que ce monsieur était là.
Non.
MADAME CIIAMÎSERT.
Ah! Tu t'obstines?... Eh bien, pour te punir, tu vas rester ici.
suzETTE, contenant avec peine son chagrin. Je n'irai pas voir maman aujourd'hui?
MADAME CHAMBERT
Non.
Oh!
MADAME CHAMBERT
Tu ne nous aimes plus, alors?
Si!
MADAME CHAMBERT
Tu vas écrire à ta mère.
Comme vous voudrez.
MADAME CUAMBERT.
Qu'est-ce que tu vas lui dire?
Ce que vous voudrez. {Très douce.) J'aimerais mieux aller la voir. Je n'ai pas mérité d'être punie.
MADAME CHAMBERT
Ecoute. Ce n'est pas pour te punir. Mais ta maman nous a causé un grand chagrin.
Maman?
MONIQUE
Oui. Si tu avais été là, tout à l'heure, tu aurais vu grandpère pleurer par sa faute.
Grand-père, pleurer?
MADAME CHAMBERT
Et ton père aussi... Écris donc à ta mère pour lui dire que tu es un peu souffrante et qu'elle ne t'attende pas aujourd'hui... Va... Installe-toi là... Comment vas-tu commencer?
« Ma petite mère... »