‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 104 sur 307 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

GALARDON, Les Gardiens, BOURGUEIL.

BOURGUEIL, à la porte liu fond.

Personne dans les antichambres! (voyant les gardiens.)* Ah ! — Monsieur Picaud de la PicaudièrCj chef de division?

* Galardon, Bourgueil, les Gardiens.

GALARDON, de sa grosse voit.

Absent !

LES TROIS GARDIENS

Absent !

BOURG UEIL

A qui parlâtes -vous?

GALARDON

Mais, monsieur...

BOURGUEIL

On ne me répondit jamais de la sorte.

LES TROIS gardii:ns.

Permettez...

BOURGUEIL

.le ne permets pas.

LES TROIS GARDIENS

Cependant...

BOURGUEIL

Et je VOUS tirerai les oreilles.

LES TROIS GARDIENS

Monsieur !

BOURGUEIL

Pour les ramener à leur longueur naturelle.

GALARDON

C'est la première fois...

BOURGUEIL

Que vous serez poli.

GALARDON

J'ai cru l'être.

BOURGUEIL, de?cendant.

Vous VOUS trompâtes. — Vous direz à votre chef que son ami de collège, Paul Bourgueil, est venu pour le voir.

LES TKOIS GARDIENS.

Si nous avions su. .

BOURGUEIL

Je n'accepte point vos excuses. Picaud rentrera- t-il dans la journée?

GALARDON, très poli.

M. le chef de division sera ici de deux A quatre.

BOURGUEIL

C'est bien.

GALARDON

Et si monsieur daigne revenir...

BOURGUEIL

Je ferai ce qu'il me plaira.

LES TROIS GARDIENS, obs«.|uieux.

Nous ne pouvions deviner...

BOURGUEIL

Vous êtes des clampins.

LES TROIS GARDIENS

Monsieur...

BOURGUEIL

De satanés clampins. Laissez-moi.

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