ACTE DEUXIEME
BOURGUEIL
Oui, je folâtre quelquefois avec ces bayadères, il y en a de gentilles...
MADAME BIENASSIS. bdhsanl les yeux.
Mon cousin !
BOURGUEIL, à port.
Elle rougit. Elle est charmante; elle me rappelle Lololte.
MADAME BIENASSIS
Je connais vos bonnes fortunes.
Vraiment? — La renommée aux cent voix... vous a conté mes succès! — J'ai quelques agréments, sans doute; j'ai une fort belle voix de baryton, et je joue de la guitare en virtuose.
MADAME BIENASSIS
Oui, oui, vous êtes un séducteur.
BOURGUEIL
Il faut bien être quelque chose. Je ne m'occupe pas de politique, moi ; je suis un philosophe. — Ce qui n'empêche pas les gouvernements éclairés de distinguer votre cousin Bourgueil. J'ai reçu cela tout à l'heure dans mon bain.
11 iiionliTiin ruban à sa lioiitonnière. MADAME BIENASSIS.
Je voudrais vous en féliciter avec mon mari. Ne trouverezvous jamais le temps de nous faire visite ?
BOURGUEIL, à part.
Elle me fait des avances.
MADAME BIEN ASSIS
Je ne sors presque jamais.
BO ORGUEIL, à part.
Elle est adorable !
MADAME BIENASSIS
Puisque vous êles l'ami de collège de M. le chef de division, vous recommanderez M. Bienassis.
BOURGUEIL
Volontiers. Je le recommanderais volontiers, si je ne m'étais imposé de ne jamais recommander personne.
MADAME BIENASSIS, à pari.
Égoïste !
Elle passe et va s'asseoir à la cheminée*. BOURGUEIL.
Mais n'est-il pas recommandé par son propre mérite?
MADAME niENASSIS.
Si, si. — Oh! les parents, à quoi ça sert-il?
BOURGUEIL, assis au bureau à gauche.
Oh 1 la famille! je la comprends quand on est seul.
MADAME BIENASSIS
Vous m'avez parlé quelquefois de M. de Pontorson.
BOURGUEIL
Nous ne nous saluons pas.
Ah!
* Bourgueil, madame Bienassis.