‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 107 sur 307 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

BOURGUEIL

Oui, je folâtre quelquefois avec ces bayadères, il y en a de gentilles...

MADAME BIENASSIS. bdhsanl les yeux.

Mon cousin !

BOURGUEIL, à port.

Elle rougit. Elle est charmante; elle me rappelle Lololte.

MADAME BIENASSIS

Je connais vos bonnes fortunes.

Vraiment? — La renommée aux cent voix... vous a conté mes succès! — J'ai quelques agréments, sans doute; j'ai une fort belle voix de baryton, et je joue de la guitare en virtuose.

MADAME BIENASSIS

Oui, oui, vous êtes un séducteur.

BOURGUEIL

Il faut bien être quelque chose. Je ne m'occupe pas de politique, moi ; je suis un philosophe. — Ce qui n'empêche pas les gouvernements éclairés de distinguer votre cousin Bourgueil. J'ai reçu cela tout à l'heure dans mon bain.

11 iiionliTiin ruban à sa lioiitonnière. MADAME BIENASSIS.

Je voudrais vous en féliciter avec mon mari. Ne trouverezvous jamais le temps de nous faire visite ?

BOURGUEIL, à part.

Elle me fait des avances.

MADAME BIEN ASSIS

Je ne sors presque jamais.

BO ORGUEIL, à part.

Elle est adorable !

MADAME BIENASSIS

Puisque vous êles l'ami de collège de M. le chef de division, vous recommanderez M. Bienassis.

BOURGUEIL

Volontiers. Je le recommanderais volontiers, si je ne m'étais imposé de ne jamais recommander personne.

MADAME BIENASSIS, à pari.

Égoïste !

Elle passe et va s'asseoir à la cheminée*. BOURGUEIL.

Mais n'est-il pas recommandé par son propre mérite?

MADAME niENASSIS.

Si, si. — Oh! les parents, à quoi ça sert-il?

BOURGUEIL, assis au bureau à gauche.

Oh 1 la famille! je la comprends quand on est seul.

MADAME BIENASSIS

Vous m'avez parlé quelquefois de M. de Pontorson.

BOURGUEIL

Nous ne nous saluons pas.

Ah!

* Bourgueil, madame Bienassis.

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