‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 121 sur 307 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

PICAUD

Quels faux cols ?

ADALBERT

Et tutoyons-nous, puisque nous sommes hoaux-frères.

PICAUD

Mais, mon ciier sous-préfet...

ADALBERT

Je sais tout.

Quoi?

ADALBERT

Tu es un farceur !

PICAUD

Hein!

ADALBERT

Tais-toi. Je t'aime mieux comme ça.

PICAUD

Il est fou ! Il y a un fou dans la famille maintenant : j'aurai des enfants fous.

ADALBERT

Mais tu te maries, Gustave ; tu épouses une Pontorson. J'espère que ce n'est pas pour rire.

PICAUD, à part.

Il ne faut pas le contrarier. (Haut.) Non. ce n'est pas pour rire.

ADALBERT

N, i, ni, c'est fini ; tu seras sage, Gustave?

PICAUD

Oui, oui, c'est fini, n, i, ni,

ADALBERT, sortant par le fond.

Adieu, gros père; fais bien les choses.

PICAUD, aliuri.

Drôle de famille! Il est fou ! on aurait dû me prévenir.

ADALBERT, rouvrant la porte.

Mais tu es un farceur !

PICAUD, atterré.

Est-ce qu'il me tutoiera devant mes subordonnés ? Drôle de famiilo ! Mais je n'épouse pas la famille, et mes enfants tiendront de leur père.

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