ACTE DEUXIEME
MADAME BIEN ASSIS
Ah! oui.
PICAUD
Vous la connaissez, madame ?
MADAME BIENASSIS, troublée.
Un de mes parents l'a vue à Bourbonne.
PICAUD
Ah! elle a été à Bourbunnc ?
MADAME BIENASSIS
Et il l'a trouvée... ravissante.
PICAUD, à son bureau très galant.
Elle n'est pas la seule.
LIONEL
Elle a déjà une réputation à Paris. On ne dit plus que la belle Hélène.
Alors, je serai le mari de la belle Hélène, moi.
LIONEL
Plaignez- vous-en, heureux mortel!
PICAUD
Il est plein d'esprit. — Appelez-moi Ménélas.
MADAME BIENASSIS
Oh ! monsieur, on n'a pas ce danger à craindre quand on a votre distinction.
PICAUD
Madame, me voici loul à vous, (sonnnnt.) J'atlonds voire requête.
MADAME BIENASSIS
iM. Bienassis n'a pas été heureux. Il est trop... (un employé
cnlre |iar la gauche. deuxième plan et vient parkrbas à Picaud.jTl'Op... PICAUD.
Complètement à vou^, madame.
MADAME BIENASSIS
Trop modeste. 11 se laisse oublier, son IraMiil actuel...
l'iiaud, prenant sa lèfe dans ses mains, est absorbé par la lecture d'une leUre.
actuel... (n sonne.) ne suffit plus à sa... à sa dévorante activité.
PICAUD, à Galardon, qui est entré par le fond.
Le dossier de M. Bienassis. — Continuez, madame.
MADAME 1!I EN ASSIS
Il doit être bien noté si l'on est juste... car...
PICAUD, à remployé, qui est resté prés de lui.
Ce n'est pas cela, pas cela du tout, on ne m'a point compris. Je vais traiter la question en deux mots, (n écrit.) « Voir de plus haut ! » (a madame Bienassis.) Je suis obligé de
tout faire. (Gal^rdon rentre avec un dossier.) Voici Ic doSSiCP. Je
vous écoute, madame.
MADAME BIENASSIS
Je voudrais que M. Bienassis...
PICAUD, vivement.
Ne me demandez pas de faveur, pas de faveur, je vous en prie; je serais inflexible. La récompense du mérite cl