‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 143 sur 307 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

BOURGUEIL, puis DINDONNETTE.

BOURGUEIL

Encore des émotions ! Il m'invite à son mariage et il est marie de la veille. Cela ne se fait iJOint. Mais elle... elle... qui est sa femme maintenant... Il faut au moins que je la prévienne. — Je vais lui écrii'e. (ii s'assied pit>s du bureau et écrit.) « Nicz tout, je ne VOUS reconnaîtrai pas. » Ah! pourquoi la subjuguai -je ?... Diable de guitare, va !

DINDONNETTK, à la porte du fond,

Le voici ! c'est lui !

BOURGUEIL, se retournant.

C'est elle !

DINDONNETTE, à part*.

La décoration! — (AUant vivement à lui.) Vous avBZ VU mon mari ?

BOURGUEIL

Hélas!... maudissez-moi, tendre victime.

* Dindonnelte, Bourgueil.

DINUONNETTE.

Vous lui avez dit ?

BOURGU

Tout !

DINDONNETTE.

Ah !,.. (Tombant .lans un fauteuil.) VouS m'aveZ pcrdue !

BOURGU El L.

Je ne savais pas... J'ignorais... Mais aussi il m"a laissé aller... je... Bon !... elle est évanouie... une femme évanouie, je n"aime pas ça. Je suis prêt à tous les sacrifices. Ah ! je suis trop ému, moi. — Je vais faire un petit voyage d'agrément en lia lie.

Il sort an fond à droite.

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