‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 146 sur 307 · SCÈNE II ZULÉMA, pais HÉLÈNE, puis URSULE · texte numérisé non relu

SCÈNE II ZULÉMA, pais HÉLÈNE, puis URSULE

Z ULEMA, allant regarder vivement par le trou de la serrure.

La lampe brûle encore. 11 a une bonne figure en dormant. Je voudrais bien savoir à quoi il a travaillé cette nuit, par exemple ! (uegardant encore.) Quc dc livrcs, quc de livres !

Elle regarde toujours pendant qu'Hélène entre timidenienl par la porte du fond. ZULÉMA, interdite*.

Madame !

HÉLÈNE

Que regardez-vous là ?

ZULÉMA

Ah ! mon Dieu, je le dirai bien à madame... je regardais monsieur qui s'est endormi sur un fouteuil...

HÉLÈNE, sévèrement.

Vous avez tort, mademoiselle ; il est très mal de regarder aux portes.

ZULÉMA, à pari.

Elle se facile déjà ! (Hélene s'est insensiblement rapprochée de la porte et elle regarde, elle aussi, par la serrure. — A pari, en souriant **.)

A la bonne heure !

* Zuléma, Hélène.

** Hélène, Zuléma.

HÉLÈNE

C'est vrai, il dort.

URSULE, entrant par le fond.

Eh bien, Zuléma, tout est prêt? (Apercevant Hélène.) Hélène est ici * ?

HÉLÈNE

Oui, ma chère, ce sont des choses bien graves qui m'amènent. — J'arrive, et j'ai surpris mademoiselle regardant par le trou de la serrure.

URSULE

Oh! Zuléma! — Que voyait-elle?

HÉLÈNE

M. de la Picaudière qui s'est endormi dans son cabinet de travail.

URSULE

Vraiment!

Elle va regarder à la serrure**.

ZULÉMA, à part.

Voyez comme c'est naturel!

URSULE

Il paraît tout à fait calme.

HÉLÈNE, bas.

Eh bien, ma chère, il ne l'est pas.

URSULE

Tu crois?

* Hélène, Ursule, Zuléma.

** Ursule, Hélène, Zuléma.

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