SCÈNE II ZULÉMA, pais HÉLÈNE, puis URSULE
Z ULEMA, allant regarder vivement par le trou de la serrure.
La lampe brûle encore. 11 a une bonne figure en dormant. Je voudrais bien savoir à quoi il a travaillé cette nuit, par exemple ! (uegardant encore.) Quc dc livrcs, quc de livres !
Elle regarde toujours pendant qu'Hélène entre timidenienl par la porte du fond. ZULÉMA, interdite*.
Madame !
HÉLÈNE
Que regardez-vous là ?
ZULÉMA
Ah ! mon Dieu, je le dirai bien à madame... je regardais monsieur qui s'est endormi sur un fouteuil...
HÉLÈNE, sévèrement.
Vous avez tort, mademoiselle ; il est très mal de regarder aux portes.
ZULÉMA, à pari.
Elle se facile déjà ! (Hélene s'est insensiblement rapprochée de la porte et elle regarde, elle aussi, par la serrure. — A pari, en souriant **.)
A la bonne heure !
* Zuléma, Hélène.
** Hélène, Zuléma.
HÉLÈNE
C'est vrai, il dort.
URSULE, entrant par le fond.
Eh bien, Zuléma, tout est prêt? (Apercevant Hélène.) Hélène est ici * ?
HÉLÈNE
Oui, ma chère, ce sont des choses bien graves qui m'amènent. — J'arrive, et j'ai surpris mademoiselle regardant par le trou de la serrure.
URSULE
Oh! Zuléma! — Que voyait-elle?
HÉLÈNE
M. de la Picaudière qui s'est endormi dans son cabinet de travail.
URSULE
Vraiment!
Elle va regarder à la serrure**.
ZULÉMA, à part.
Voyez comme c'est naturel!
URSULE
Il paraît tout à fait calme.
HÉLÈNE, bas.
Eh bien, ma chère, il ne l'est pas.
URSULE
Tu crois?
* Hélène, Ursule, Zuléma.
** Ursule, Hélène, Zuléma.