‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 156 sur 307 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

PICAUD

Encore une?

PONTORSON

Quoi, encore une?

PICAUD

Je veux dire... quelle surprise?

PONTORSON

Vous aurez un mariage en musique.

PICAUD

En musique !

Oui, mon gendre.

PICAUD

Ce sera plus long.

PONTORSON

Beaucoup plus long. Adalbert a trouvé un ténor.

PICAUD, à part.

En musique, c'est en musique maintenant !

PONTORSON

J'ai déjà une basse et un baryton... J'aurais voulu un soprano.

PICAUD

Non, non, c'est assez.

PONTORSON

Vous ne me remerciez pas.

PICAUD

Oh ! si, si.

PONTOUSON.

Vous êtes préoccupé.

PICAUD

Ah! oui, oui.

ADALBERÏ.

C'est la joie!... parce que le IVère de ton ami Paul est ministre !

PICAUD

Pas encore.

AD ALBERT, lui donnant le Journal officiel.

Sa nomination est à VOfflciel.

PICAUD

Et je n'ai pas lu l'Officiel! C'est la première lois que cela m'arrive. Ah ! je .suis un homme fini... fini.

11 remonte.

PONTOUSON.

OÙ allez-vous ?

PICAUD

Je vais m' inscrire.

PONTORSON

Où?

Chez le ministre, chez le IVcre... le irèrc de Popaul, et j'arriverai le dernier.

ACTK TROISIKMK 253

PONT OR SON, étonné.

Mais, mon gendre...

PICAUD, sans l'écouler.

Le dernier, le dei-nier.

Il fort, en courant, \kit le fon<l.

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