ACTE TROISIEME
PICAUD
Encore une?
PONTORSON
Quoi, encore une?
PICAUD
Je veux dire... quelle surprise?
PONTORSON
Vous aurez un mariage en musique.
PICAUD
En musique !
Oui, mon gendre.
PICAUD
Ce sera plus long.
PONTORSON
Beaucoup plus long. Adalbert a trouvé un ténor.
PICAUD, à part.
En musique, c'est en musique maintenant !
PONTORSON
J'ai déjà une basse et un baryton... J'aurais voulu un soprano.
PICAUD
Non, non, c'est assez.
PONTORSON
Vous ne me remerciez pas.
PICAUD
Oh ! si, si.
PONTOUSON.
Vous êtes préoccupé.
PICAUD
Ah! oui, oui.
ADALBERÏ.
C'est la joie!... parce que le IVère de ton ami Paul est ministre !
PICAUD
Pas encore.
AD ALBERT, lui donnant le Journal officiel.
Sa nomination est à VOfflciel.
PICAUD
Et je n'ai pas lu l'Officiel! C'est la première lois que cela m'arrive. Ah ! je .suis un homme fini... fini.
11 remonte.
PONTOUSON.
OÙ allez-vous ?
PICAUD
Je vais m' inscrire.
PONTORSON
Où?
Chez le ministre, chez le IVcre... le irèrc de Popaul, et j'arriverai le dernier.
ACTK TROISIKMK 253
PONT OR SON, étonné.
Mais, mon gendre...
PICAUD, sans l'écouler.
Le dernier, le dei-nier.
Il fort, en courant, \kit le fon<l.