ACTE TROISIÈME
Voilà comme vous venez me rejoindre à la gare, vous! Et vous me jetez la porte au nez quand je vous retrouve !
BOLRGUEIL.
Vous voulez donc qu'il vous tue?
DINDONNETTE.
Qui?
BOURGUEIL
Lui !
DINDONNETTE.
Mon mari?
BOURGUEIL
Il vous cherche.
DINDONNETTE. elT.ayie.
Ah! cachez- moi.
BOURGUEIL, indiqiia;il la gauche.
Là, là : je garderai la porte.
Elle porl à gauche.
PIC AU D. revenant par le fond.
Personne! (Allant vers la gauche). Ah!
BOURGUEIL, devant la porte de gauche.
Tu ne passeras point.
Qui est là? Je veux le savoir.
C'est elle!
PICAUD
Elle n'est donc pas partie?
BOURGUEIL
Elle a eu des remords à la gare.
PICAUD
Je veux la voir.
BOURG LE IL
Seras-tu calme ?
PICAUD
Je le serai.
BOURGUEIL
Seras-tu magnanime?
PICAUD
Je serai magnanime, puisqu'elle revient.
BOURGUEIL
Lui pardonneras-tu?
PICAUD
Eh bien, oui, je lui pardonnerai!
BOURGUEIL, à part.
M'en voilà débarrassé! (ll ouvre la porte de gauche et pousse Dindonnette aux pieds de Picaud. — Haut.) AlIeZ iuiplorer VOtre épOUX.
DIN DONNETTE , se précipitant aux genoux de Picaud,
Prince, pardonnez-moi... Hein!
PICAUD, étonné.
Quoi!... Prince!... {lu se regardent ébahis). Je n'ai jamais VU madame.