‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 167 sur 307 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Voilà comme vous venez me rejoindre à la gare, vous! Et vous me jetez la porte au nez quand je vous retrouve !

BOLRGUEIL.

Vous voulez donc qu'il vous tue?

DINDONNETTE.

Qui?

BOURGUEIL

Lui !

DINDONNETTE.

Mon mari?

BOURGUEIL

Il vous cherche.

DINDONNETTE. elT.ayie.

Ah! cachez- moi.

BOURGUEIL, indiqiia;il la gauche.

Là, là : je garderai la porte.

Elle porl à gauche.

PIC AU D. revenant par le fond.

Personne! (Allant vers la gauche). Ah!

BOURGUEIL, devant la porte de gauche.

Tu ne passeras point.

Qui est là? Je veux le savoir.

C'est elle!

PICAUD

Elle n'est donc pas partie?

BOURGUEIL

Elle a eu des remords à la gare.

PICAUD

Je veux la voir.

BOURG LE IL

Seras-tu calme ?

PICAUD

Je le serai.

BOURGUEIL

Seras-tu magnanime?

PICAUD

Je serai magnanime, puisqu'elle revient.

BOURGUEIL

Lui pardonneras-tu?

PICAUD

Eh bien, oui, je lui pardonnerai!

BOURGUEIL, à part.

M'en voilà débarrassé! (ll ouvre la porte de gauche et pousse Dindonnette aux pieds de Picaud. — Haut.) AlIeZ iuiplorer VOtre épOUX.

DIN DONNETTE , se précipitant aux genoux de Picaud,

Prince, pardonnez-moi... Hein!

PICAUD, étonné.

Quoi!... Prince!... {lu se regardent ébahis). Je n'ai jamais VU madame.

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