DO MINOIS
Ne NOUS éloniiez pus... J'ai i-enianpié que le prince, qui est très distingué d'ailleurs, n'ouvre pas la bouche quand il fait des visites.
M A D A M K D 0 JI 1 N 0 1 s .
Ce doit être J'usage du grand monde.
DOMINOIS.
Sans doute.
SCKNI^Xll Les Mêmes, LE PRINCE, LA PRINCESSE.
LA PRINCESSE
Nous a\ons lenii à nous remercier tout de suite, madame, le prince et moi, du grand plaisir que vous nous faites, en voulant bien admettre à xolw, bal d'enfants mon ])ctit Grégory; et voilà ce qui vous pai'aîtrait surprenant si nous n'étions pas à Paris, la Nille du monde où l'on se coudoie le plus facilement sans se connaître. J"ai appris par madame Dominois que M. de Givray, que nous avons l'honneur de voir assez souvent, avait une sœur et que cette sœur s'appelait madame de Morangis.
32'i LES GRANDS ENFANTS
HENRIETTE
C'est que je vis très retirée, madame, et vous voyez que si je donne une fête c'est pour ma fille.
LA nUNCESSE.
Vous vous condamnez bien jeune à la retraite, madame, et vos amis doivent s'en plaindre.
DOMINOIS, giiUmmont.
Us s'en plaignent, princesse,
LA PRINCESSE
J'avais doublement le désir de vous \oir depuis que madame Dominois m'a jiarlé de vous.
MADAME DOMINOIS.
Je n'ai dit que ce que je pensais.
LA PRINCESSE, conlimianl.
Nous avons beaucoup connu, en Orient, un Fiançais très distingué qui portait le même nom que vous : M. Tristan de
Morangis.
HENRIETTE, répriiiuinl un mouvement de sininise.
Ah!
LA PRINCESSE
J'ai pensé que c'était un de vos parents.
HENRIETTE, fioiJeMient.
Non, madame.
DOMINOIS.
Si notre amie, madame de Morangis, a\ait un parent en Orient, nous le saurions.
LA PRINCESSE
Le Tristan de Morangis dont je vous parle est un très