‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 218 sur 307 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BOLESGO, aTec orgueil,

N'est-ce pas ?

DOMINOIS.

Une de ces femmes dont le mari a le droit d'être fier.

BOLESCO, saluant modestement.

Oh ! mon Dieu ! je ne ferai pas le modeste.

DOMINOIS, étonné.

Je parle du prince.

BOLESCO.

Je suis son prédécesseur.

DOMINOIS, ahuri.

Ah!

LUCIEN, à Dominois.

C'est ce qu'on appelle mettre les pieds dans le plat.

BOLESCO.

Il me semble que si l'un de nous deux doit être fier...

LUCIEN

C'est l'inventeur.

BOLESCO.

11 me semble. Ceux qui sont venus ou qui viendront après moii..'

LUCIEN

Ne sont plus que des vulgarisateurs»

BOLESCO.

Il me semble.

MADAME DOMINOIS à sonmaii.

Il a raison ; ainsi pour moi, c'est vous qui aurez eu tout riionneur.

DOMINOIS

Oii ! le prince et la princesse qui viennent de ce côté.

MADAME DOMINOIS, b3«.

Il faut le prévenir.

DOMINOIS.

Je crois bien ! S'il se trouvait en face de son successeur... (Allant gravement à Boiesco.) Je ci'ois accomplir un dcvoir de maître de maison en vous prévenant que le prince Serdza et la princesse se dirigent de ce côté.

BOLESCO, tés simplemont.

Eh bien ?

LUCIEN

Eh bien ?

DOMINOIS.

J'aurais pensé que vous auriez pu trouver gênant de vous rencontrer.

BOLESCO, même jeu.

Pourquoi donc ?

DOMINOIS, interloqué.

Ah !

LUCIEN, gaîment.

Oui. Pourquoi ?

BOLESCO.

ÎN'est-ce pas? je suis très bien avec Serdza.

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