ACTE TROISIEME
LE l'RINCE.
Mais non, mais non, Bolesco, laissez-le faire : c'est sa nature.
DO MINCI s, de plus en plus navré.
Sept de trèfle!
LA PRINCESSE
Ne t'adresse pas aux grandes personnes, Grégory, tu trouveras des jeunes filles de ton âge.
GREGORY, avec importance.
Il y a la petite Morangis, qui est trop jeune, mais qui me plaît beaucoup!
LE PRINCE, riant.
Déclare-lui ta flamme.
GRÉGORY
Je lui ai demandé sa main,
BOLESCO.
Comment, sa main?
GRÉGORY
Oui, papa, je veux me marier tout de suite, moi, pour pouvoir changer souvent.
LE PRINCE
C'est un calcul?
GRÉGORY
Oui, papa!
Il regarde les levées qui sont devant Dominois. DOMINOIS, toujours navré.
Pardon, mon petit ami, il ne faudrait pas toucher les cartes.
GRÉGORY
Oui, papa. (Oominois le regarde avec slupéfaction.) Ah! nOO, paS
vous!
LA PRINCESSE, riant.
Pensez donc à ce que vous dites, Grégory.
Grégory a fait tomber les cartes de Doiiiinois, et se préparc à les ramasser. DO MINOIS, S3 lerint pour ramasser les cartes.
Non, non, vous montreriez mon jeu! (a pan.) Et on se préoccupe du sort des enfants!... Ils seront très heureux. En voilà un qui a déjà deux pères et qui en voudrait trois.
Il va se mettre au jeu. — Gré,.;ory est allé a la clicminée et crayonne sur un album. ItOLESCO.
Que fais-tu là, Grégory?
GRÉGORY
Je fais des images.
BOLESCO, se levant.
Sur cet album?
Grégory laisse l'album et se rapproche de la table de jeu.
Laissez-le faire : il s'amuse.
BOLESCO.
Tu prends mes fiches maintenant... (créi-ory se sauve ei en
passant jette les fiches à la place du prince.) pOUr Ics dOnncr à Sci'dza!
Je vais te corriger.
Il s'élance furieux.
LE PRINCE, le retenant.
Cela, par exemple, je vous le défends.
BOLESCO.
Je n'ai pas la permission de corriger mon fils?...
LE ^RINCE
Absolument pas! Cela ne vous regarde plus.