SCÈNE CINQUIÈME
cette maison, — la maison de mon beau-père, — une personne particulièrement aimable ?
PROSPER
Non.
Remarquez-la. Elle a le cœur sensible, elle s'est évanouie, hier, au Gymnase.
PROSPER, interloqué.
Hein?
ROMANÈCHE
Avec un monsieur qui en a perdu son paletot.
PROSPER, effaré.
Ah!
ROMANÈCHE
Allez, — et brusquez les choses.
PROSPER, le regardant avec des yeux ahuris.
Vous voulez?
ROMANÈCHE
Ça me fera plaisir.
PROSPER, de même.
Mais...
ROMANÈCHE
Ça me fera plaisir. (En se dirigeant vers la porte du fond, — avec
joie.) Quatre ! quatre ! c'est un chiffre.
11 sort.
PROSPER, revenant de son ahurissement.
Il sait tout ! Et il raille ! Et il rit ! Il fallait cela pour le IV. 3.
faire rire ! Vipère! — Où va-t-il ? Quels sont ses projets? Il u du trouver une vengeance infernale.il est trop content! Et sa femme est au concert, tranquillement : elle écoute des airs de piano. Il faut la prévenir. Je vais au ministère, je me glisserai dans les salons, (se voyant dans la giace.) Pas dans ce costume. Il me faudrait une cravate blanche et un
habit, (u voit l'habit de Romanèche qui est resté sur une chui>e.) Lc Sien !
(D'un ton iragiqje.} le sicu ! — Daus de pareils moments l'hésitation n'est pas permise. (ll ôle vivement sa cravate et son habit.)
A demain les scrupules. (Regarjant rhabit de Romanèche-.) Il Sera trop étroit.
A ce moment, Monlacabère passe la lèle au fond. MONTACABÈRE*.
On ne peut se tromper, il n'y a qu'une jolie femme
dans I immeuble. (Apercevant ui monsieur en manches de chemise.)
Ah!
PUOSPER.
Oh!
Montacabère tourne la tête discrètement, en mettant son bras devant ses yeux. — Prosper prend ses vêtements et ceux de Romanèche et p'esf[uivj à gauche, en cachant son visage.