‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 27 sur 307 · SCÈNE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIÈME

cette maison, — la maison de mon beau-père, — une personne particulièrement aimable ?

PROSPER

Non.

Remarquez-la. Elle a le cœur sensible, elle s'est évanouie, hier, au Gymnase.

PROSPER, interloqué.

Hein?

ROMANÈCHE

Avec un monsieur qui en a perdu son paletot.

PROSPER, effaré.

Ah!

ROMANÈCHE

Allez, — et brusquez les choses.

PROSPER, le regardant avec des yeux ahuris.

Vous voulez?

ROMANÈCHE

Ça me fera plaisir.

PROSPER, de même.

Mais...

ROMANÈCHE

Ça me fera plaisir. (En se dirigeant vers la porte du fond, — avec

joie.) Quatre ! quatre ! c'est un chiffre.

11 sort.

PROSPER, revenant de son ahurissement.

Il sait tout ! Et il raille ! Et il rit ! Il fallait cela pour le IV. 3.

faire rire ! Vipère! — Où va-t-il ? Quels sont ses projets? Il u du trouver une vengeance infernale.il est trop content! Et sa femme est au concert, tranquillement : elle écoute des airs de piano. Il faut la prévenir. Je vais au ministère, je me glisserai dans les salons, (se voyant dans la giace.) Pas dans ce costume. Il me faudrait une cravate blanche et un

habit, (u voit l'habit de Romanèche qui est resté sur une chui>e.) Lc Sien !

(D'un ton iragiqje.} le sicu ! — Daus de pareils moments l'hésitation n'est pas permise. (ll ôle vivement sa cravate et son habit.)

A demain les scrupules. (Regarjant rhabit de Romanèche-.) Il Sera trop étroit.

A ce moment, Monlacabère passe la lèle au fond. MONTACABÈRE*.

On ne peut se tromper, il n'y a qu'une jolie femme

dans I immeuble. (Apercevant ui monsieur en manches de chemise.)

Ah!

PUOSPER.

Oh!

Montacabère tourne la tête discrètement, en mettant son bras devant ses yeux. — Prosper prend ses vêtements et ceux de Romanèche et p'esf[uivj à gauche, en cachant son visage.

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