ANDR K
Non, j'ai mes deux témoins.
saint-hi<;ard.
Alors?
andrk.
.Te veux vous prier de remettre demain cette lettre à ma femme.
SAINT-HICARD, prenant la lettre.
Vous écrivez à votre femme ?
ANDRÉ
Pour lui demander pardon du chagrin que je vais lui causer.
En la trompant.
ANDRÉ
En partant 1
SAINT-HICARD.
Comment ! en partant ?
ANDRÉ
Est-ce que je peux hésiter maintenant ? Puis-je abandonner celle que j'ai compromise, celle que j'ai perdue? Et puisque ÎM. Fulston chasse sa femme...
SAINT-HICARD.
Vous quittez la vôtre, c'est logique.
ANDRÉ
La mienne n'est pas seule au monde. Elle a un mari.
SAINT-HICARD.
Parlons-en.
ANDRÉ
Un mari qui l'aime et qui l'aimera toujours, de près ou de loin. Elle n'est pas compromise, elle peut aller partout, le front haut, elle n"a besoin de personne, je n'ai pas à me sacrifier pour elle.
SAINT-HICAIU).
Vous êtes convaincu.
ANDRÉ
•le me sacrifierais, s'il le fallait.
Mais il ne faut vous sacrifier que pour l'autre, vous n'en êtes pas fàclié.
ANDRÉ
Elle aura ma mère qui la recueillera. Enfin, il n'y pas à combattre ce qui est le devoir et l'honneur.
SAINT-HICARD.
,Ie ne combats rien. Quand on a dit rhonneur, on a loul