‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 53 sur 307 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MADAME BIENASSIS, ZULÉMA

Zuléma traverse le salon. — Madame Bienassis enlr'ouvre timidement la porte de droite.

MADAME BIENASSIS '•=

Pardon, mademoiselle.

ZULÉMA, s' arrêtant.

Madame !

• Zuléma, — madame Bienassis.

MADAME BIEN ASSIS

A.uriez-vous rexlirme obligeance, inademoiselle, de me dire si M. de Pontorson est visible ?

11 faudrait le demander au valet de ebambre.

MADAME lî 1 E N A s s I s .

C'est qu'il n'y en a pas.

Oh ! madame, je ne resterais pas une liein^e dans une maison où il n'y aurait pas de valet de chambre.

MADAME B I E N A s s I s .

Je veux dire... je ne l'ai pas vu.

ZULÉMA

Cela n'a rien de surprenant, à dix heures du malin !

MADAME BIEN ASSIS, la ivgarJnnt et feignant la suriui-^c.

Oh! mademoiselle, comme vous ressemblez à une jeune ])ersonne de mes amies, très dislinguée !

ZULÉMA, tlaltée.

Madame...

MADAME BIEN ASSIS

Extrêmement jolie aussi.

ZULÉMA , (le même.

Madame...

MADAME BIENASSIS

C'est étrange !... c'est étrange!... (ciiangeaui de ton.) J'aurais le plus vif intérêt à être reçue aujourd'hui même par M. de Pontorson.

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