ACTE PREMIER
PONTORSON, passant '•'.
Ton parent est un imbécile; on ne se trompe pas de la
sorte.
BIENASSIS
C'est qu'aujourd'hui les demoiselles et les cocottes s'habillent de la même façon.
PONTORSON-
Ce n'est pas une excuse.
BlENASSIS.
Non, certes.
PONTORSON
Et si je tenais lun parent, je le pulvériserais. Tn me connais, je suis violent et tèUi, je le pulvériserais. Mais j'aime mieux ne pas le connaître.
BIENASSIS
J'espère que Clotilde sera découragée.
PONTORSON, ovec colère.
Et ce monsieur qui déjà est fonctionnaire el qui ne remonte plus à Philippe-Auguste! C'est que je ne tiens plus du tout à cette alliance, moi.
BIENASSIS
Sapristi! Pontorson, il est un peu tard pour n"}' pas tenir.
PONTORSON
Je suis fort troublé. Prendre une Dindonnette pour ma fille!... C'est ma faute, elle m'appelait : Papa Pontorson. — Ça m'amusait.
* Pontorson, Bienassis.
BIENASSIS
Il ne faut jamais se laisser appelei' papa que par sa fille.
PONTORSON
Oui, mais... trop tard!
URSULE, ouvrant vivement la porte de droite et entrant comme chez elle .
Hélène n'est pas là?
PONTORSON
Madame de Pomponne! Comment se porte M. de Pomponne?
URSULE
Je n'en sais lien, je ne m'occupe plus que d'Hélène : je lui sers de mère.
PONTORSON
Oh! de mère! à votre âge!
URSULE
Je suis plus âgée qu'elle, nous sommes amies de pension, je suis mariée, et j'ai déjà un grand garçon de cinq mois.
PONTORSON, il sonne.
Vous êtes excellente! (a zuiéma qui entre iKu- la droite.) Appelez mademoiselle Hélène. — Vous nous excusez, madame, j'accompagnais mon ami Bienassis.
URSULE
Je suis de la maison.
BIENASSIS, qui est iillé à Zuiéma.
Un serin jouant de la cUuincLte...
* Ponlorson, Ursule, Bienassis.