‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 66 sur 307 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

PONTORSON, passant '•'.

Ton parent est un imbécile; on ne se trompe pas de la

sorte.

BIENASSIS

C'est qu'aujourd'hui les demoiselles et les cocottes s'habillent de la même façon.

PONTORSON-

Ce n'est pas une excuse.

BlENASSIS.

Non, certes.

PONTORSON

Et si je tenais lun parent, je le pulvériserais. Tn me connais, je suis violent et tèUi, je le pulvériserais. Mais j'aime mieux ne pas le connaître.

BIENASSIS

J'espère que Clotilde sera découragée.

PONTORSON, ovec colère.

Et ce monsieur qui déjà est fonctionnaire el qui ne remonte plus à Philippe-Auguste! C'est que je ne tiens plus du tout à cette alliance, moi.

BIENASSIS

Sapristi! Pontorson, il est un peu tard pour n"}' pas tenir.

PONTORSON

Je suis fort troublé. Prendre une Dindonnette pour ma fille!... C'est ma faute, elle m'appelait : Papa Pontorson. — Ça m'amusait.

* Pontorson, Bienassis.

BIENASSIS

Il ne faut jamais se laisser appelei' papa que par sa fille.

PONTORSON

Oui, mais... trop tard!

URSULE, ouvrant vivement la porte de droite et entrant comme chez elle .

Hélène n'est pas là?

PONTORSON

Madame de Pomponne! Comment se porte M. de Pomponne?

URSULE

Je n'en sais lien, je ne m'occupe plus que d'Hélène : je lui sers de mère.

PONTORSON

Oh! de mère! à votre âge!

URSULE

Je suis plus âgée qu'elle, nous sommes amies de pension, je suis mariée, et j'ai déjà un grand garçon de cinq mois.

PONTORSON, il sonne.

Vous êtes excellente! (a zuiéma qui entre iKu- la droite.) Appelez mademoiselle Hélène. — Vous nous excusez, madame, j'accompagnais mon ami Bienassis.

URSULE

Je suis de la maison.

BIENASSIS, qui est iillé à Zuiéma.

Un serin jouant de la cUuincLte...

* Ponlorson, Ursule, Bienassis.

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