‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 69 sur 307 · SCÈNE VI URSULE, HÉLÈNE, ZULÉMA · texte numérisé non relu

SCÈNE VI URSULE, HÉLÈNE, ZULÉMA

HÉLÈNE, entrant par la gauche sans voir Ursule''".

Est-ce que mon pouff va bien? — Ursule!

URSULE, avec une importance comique.

Tu penses, ma chère belle, que je n'aurais pas manqué

* Ursule, Hélène, Zuléma.

de venir ce matin ; j'ai tant de recommandations à te faire, et c'est un jour si solennel pour toi! (passant*.) Voyons ta toilette ? Pour la mairie,, cela suffit.

HÉLÈNE

N'est-ce pas? Le chapeaute plaît?

URSULE

Un peu original peut-être. Mais tu fuis un mariage de raison, tu épouses un homme grave, — tu sais que je ne l'ai pas encore vu ? — et de seconde jeunesse : tout t'est permis. Quelle robe mettras-tu ce soir?

HÉLÈNE

Une merveille ! Paille et groseille.

URSULE

Je verrai cela, c'est très important. Ce soir, tu ne seras ni dame ni demoiselle. Et cela va durer jusqu'à jeudi. Que ferons-nous demain ?

HÉLÈNE

.J'irai au ministère voir le cabinet de mon mari.

URSULE

C'est une idée, nous irons. Mais pourquoi se marier à la mairie deux jours d'avance? On y va ordinairement la veille.

HÉLÈNE

La veille est un treize.

URSULE

Demain? C'est ma foi vrai.

Hrlè-nc Ursule.

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