‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 79 sur 307 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ADALBERT, assis.

Revue des sciences morales ! C'est à papa cela.

URSULE

L'heure approche, et j"ai tant de recommandations à te faire ! Te sens-tii toujours calme?

HÉLÈNE

Toujours.

URSULE

On ne l'est jamais assez, (a Zulema, qui entre par la droite.)

Préparez pour mademoiselle un verre d'eau sucrée avec beaucoup de fleur d'oranger.

ZULÉMA

Bien, madame.

URSULE

Énormément de fleur d'oranger, — trop de fleur d'oranger.

ZULÉMA

Madame sera satisfaite.

Elle sort.

URSULE, à Hélène.

Je n'oublie rien ? Ah ! ne te préoccupe pas de M. le maire, il n'est pas imposant.

CHARLOTTE

Oh 1 non.

SUZANNE

Moi. je trouve que si.

URSULE

Ne m'interrompez pas. Qu'ai-je encore à le dire? Ah ! les employés te regarderont en dessous. Tâche de ne pas rougir. — ça les amuserait.

HÉLÈNE

On ne peut rougir d'épouser un homme qui a un beau nom, une belle position, un âge respectable.

URSULE, rintcrrompant.

Tu es un ange.

SUZANNE

Il me semble que, moi, je rougirais.

HÉLÈNE, naïvement,

Pourquoi ?

ADALBERT, qui s'est rappiocli6 à pas de loup, renibrassaiit sur le cou.

Petite bécasse!

URSULE

Vous dites ?

AD ALBERT

Je dis... ô ma sœur, gardez toujours cette précieuse candeur.

SUZANNE, bas.

11 a dit : Petite bécasse.

CHARLOTTE, Je même.

.le l'ai bien entendu.

PICAUD, on (Icliois. ».

liuporlanl ! 1res imi)orlant ! c'est une aflairo tiès imporlanlo.

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