ACTE PRKMIF.R
LIONEL
Évidemment. Je sais que le ministre a un frère.
PICAUI).
C'est cela. Paul, c'est Paul, mon ami Paul. 11 sera à mon mariage, — je ne pourrais pas me marier sans Paul.
LIONEL
Vous l'avez invité?
PICAUD
Pas (lu tout. Du diable si je songeais à lui ! mais je l'inviterai. — La mairie ne compte pas, je ne me marie que jeudi, — je vais lui écrire une lettre attendrissante, en lui rappelant le collège. — (a Pontoison, qui parait à gauciie.) Bcaupôre, connaissez-vous Paul Bourgueil ?
PONTORSON, descendant *.
Si je connais Paul Bourgueil 1
PICAUD, à Lionel.
11 le connaît ! — Vous ajouterez : Nous avons remarqué, parmi les assistants de distinction, monsieur Paul Bourgueil, ami de collège de l'heureux époux, un de nos sportsmen les plus distingués. — Je crois qu'il est sportsman; — d'ailleurs, ça flatte toujours. — Le spirituel gentleman, etc., etc. — Paul 1 Popaul ! Je l'appellerai Popaul ! — (a Pontorson.) Ah ! vous le connaissez ?
PONTOUSON.
Nous ne nous saluons pas.
PICAUD
Comment !
* Pontoison, Picaud, Lionel.
PONTORSON
Il m'a soutenu que mon homme fossile était un singe.
PICÂUD.
Eli bien ?
PONTORSON
Je l'ai appelé paltoquet.
PICAUD
Vous... (Bas.) Dans quelques jours, son frère sera mon ministre,
PONTORSON
Vous aurez pour ministre le frère d'un paltoquet.
Je ne vous permettrai pas de blesser un homme que j'admire, qui est mon ami de collège, et dont le frère est au pouvoir.
PONTORSON
Et moi, monsieur, je ne transigerai jamais avec mes convictions.
PICAUD
Ah ! si le maire n'attendait pas !
PONTORSON
Oui, monsieur, s'il n'attendait pas !