ACTE TROISIÈME
IIERMANCE.
Hein?
JOBELIN
Ah bah!
MARJAVEL, à part.
Sapristi! ma promenade avec Ginginette!... et ma femme qui a entendu... Je suis pincé...
ERNEST, bas.
Il paraît que nous avons tous pris le même fiacre!
IIERMANCE, à Marjavel.
Me tromper! A votre âge! Adieu... monsieur...
Kilo remonte.
MARJAVEL.
Non, Hermancel... (Eiie revient à sa place.) Je vais t'expli-
quer... (Bas, à Krampach.) Mange l'enveloppe! (KrampacU se retourne, mange la lettre et garde l'enveloppe. Haut.) Cette lettre
n'est pas pour moi... Voyons... est-ce que je suis un homme à me promener dans un fiacre avec une... cocotte?
Pour qui donc, alors?
MARJAVEL.
Ah! voilà! pour qui?... (a part.) Je vais tout flanquer sur le dos d'Ernest. (Haut, à Ernest.) Malheureux jeune homme !
Il lui prend le bras et l'attire à lui. ERNEST.
Quoi?
MARJAVEL.
Voilà donc où peuvent entraîner l'inconduite et le désordre...
ERNEST
Mais ce n'est pas moi... je proteste!
126 LE PLUS HEURl'LX DES TROIS
MARJAVEL.
Inutile! j'ai une preuve! (a Krampach.) Donne-moi l'enveloppe.
Je lai mangée.
MARJAVEL.
Imbécile! animal! Il y avait dessus : « A Monsieur Ernest .lobelin. »
Comment?
Vous êtes sûr?
MARJAVEL, arrachant la lettre des mains de Krampach et la donnant à Ei-ni'Sl.
Maintenant, monsieur, reprenez cette lettre qui n'aurait jamais dû entrer dans cette maison.
ERNEST, l'examinant.
Tiens! c'est l'enveloppe.
Comment! il a mangé la lettre ?
Il secoue vivement Kraiii|)aili, (|iil ne comprend rien. ERNEST, lisnnt In suseription.
« A Monsieur Marjavel. »
TOUS
Hein?
MARJAVEL.
C'était pour moi?... alors, je vois ce que c'est... je conduisais la tante Isaure au Jardin d'acclinialation... on l'a prise pour une... Oh!
Ah! monsieur... je me vengerai.
Elle va II lui.