‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 173 sur 308 · SCENE PREMIERE AUBEROCHE, GERVASSON, WILFRID · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE AUBEROCHE, GERVASSON, WILFRID

AUBEROCHE, venant du foii.l.

Un cigare ! Valet de pied, du feu.

GERVASSON, courant à lui.

Auberoche ! J'ai dit à papa que j'avais gagné hier au baccara, pour qu'il me ronde sa considération... Ne me trahis pas.

AUBEROCHE

Sois tranquille, Gervasson fils, mais ne me touche pas de la main gauche, ça porte malheur.

ni. 14

GEllVASSON.

Tiens, je ne savais pas.

AUBEROCHE

Il ne sait rien, ce garçon-là.

GEKVASSON.

Je me méfierai, — As-tu tliné au club?

AUBEROCHE

Oui, mais je me suis levé avant la fin. On a causé musique tout le temps.

GER VASSON.

Ah! mon pauvre chien!... Est-ce que papa y était?

AUBEROCHE

Il y est encore.

GERVASSON.

Je croyais qu'il m'avait contié une bourde.

AUBEROCHE

Alors, tu espionnes papa?

Il m'espionne bien, lui! — A-t-on dit des bêtises, ce soir?

AUBEROCHE

Sans le faire exprès. Nous avions le baron de Morannes; ra jetait un froid, à cause de son aventure d'aujourd'hui.

GERVASSON.

Il n'a ])as voulu se battre pour sa femme! Moi, je trouve ça très chic.

AUBEROCHE

Mais c'est la jolie baronne qui ne doit pas être contente!

G ERVASSON.

Je t'écoutc! On prétend qu'elle quittera Paris demain.

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