‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 195 sur 308 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LA GRÉZETTE.

Oh ! mon jeune ami ! Oh ! pouvez-vous supposer ?

Il sort à gauche.

ABEL

C'est qu'il s'en défend, ce pudibond de la Grézette...

Docteur, le billard est libre.

LE DOCTEUR

Je ne peux pas : j'ai un malade.

GERVASSON.

Il mourra toujours assez tôt.

LE DOCTEUR

Une seule partie, alors ?

GERVASSON.

Une seule.

LE DOCTEUR

Nous jouons une boîte de cigares?

GERVASSON.

Comme toujours.

AU DEROCHE.

Va, ma vieille bique 1 Va perdre ta boîte quotidienne.

GERVASSON.

Mais c'est vrai, au fait ! Je ne gagne jamais.

Le doctuur ot Gervasson voiil au billard. ABEL, à Pibrac.

Qu'avez-vous là ?

PIBRAC

Sa photographie.

De qui ?

PIBRAC

De la petite Tournesol. Je l'ai achetée en passant, pour m'habituer.

Eh ! eh ! un peu décolletéo !

PIBRAC

C'est exprès.

Je vais vous dire...

LA GRÉZETTE. revenant.

Ah ! mes cliers amis, je suis bouleversé.

ABEL

Alors, la dame voilée...

LA GRÉZETTE.

C'était madame de Pibrac.

Ma femme !

Page 1