ACTE DEUXIÈME
LE BARON
Je ne voulais pas vous interrompre, la Grézette
LA GRÉZETTE, interloqué.
Moi... mais... je... je... parlais.
LE BARON, souriant.
Continuez.
LA GRÉZETTE.
Oui, mon cher baron, certainement ; mais cela n'a aucune importance.
LE BARON
Si, la Grézette, si, tout ce que vous dites a de l'importance, ilais vous m'excuserez ; je vois qu'on m'attend dans l'autre ;alon pour faire un mort.
11 sort tranquillement.
Un mort, c'est en situation,
LA GRÉZETTE.
Ah ! mes amis, ah ! mes chers amis, je n'ai plus une ;outte de sang dans les veines.
AREL.
Remettez-vous, la Grézette.
LA GRÉZETTE.
.l 'allais parler de sa femme.
ABEL
Il l'a bien compris.
LA GRÉZETTE, avec effroi.
Vous croyez qu'il a compris ?
ABEL
Voyez comme il s'en va. Vous pouvez parler maintenant, e vous jure qu'il n'écoutera pas.
LA GRÉZETTE.
.Te ne sais plus ce que je disais. Ah! j'espère, mon bon
Pibrac, que vous voudrez bien user de votre influence sui votre femme...
PIBRAC
Mon influence ! Elle est jolie, mon influence.
LA GRÉZETTE.
Il serait bien difficile maintenant de rayer mad...
Il baisse la voix cl regarde autour df lui. A B E L .
11 fait le mort.
LA GKÉZETTE, baissant la voix.
La dame patronnesse en question.
A BEL, bas.
D'autant que vous vous feriez de Fernand un cnnem mortel.
LA GRÉZETTE, effrayé.
Vous croyez ?
ABEL
Je vous préviens charitablement.
LA GRÉZETTE
Ah! Fernand est?... Merci, mon bon ami, merci.
l'IBRAC, à la Grézetle.
Je dois vous dire seulement que si vous ne donnez pai satisfaction à madame de Pii)rac, elle me forcera à y voii une injure personnelle.
LA GRÉZETTE.
Oh ! Pibrac ! mon excellent Pibrac !
PIBRAC
Et ce n'est pas au moment où je trompe ma femme qu< j'hésiterais à la défendre.
LA GRÉZETTE.
Ah! vous trompez votre femme? Que faire, alors? qu{ faire ? Un conseil, cher ami, un conseil.