SCÈNE PREMIÈRE PÉTUNIA, puis MARJAVEL, puis HERMANCE
Au lever du riileau. Pétunia tst en train d'épousseter le di>un. PÉTUNIA, au public.
Je ne connais rien de bête comme d'épousseter ! cette opération consiste à envoyer sur le fauteuil do droite la poussière qui se reposait sur le fauteuil de gauche... C'est
un déplacement, voilà tout... (EUe gagne la rlroite et épousseUc le portrait. Elle le retourne et voit un autre portrait de femme derrière.)
Tiens ! le portrait de madame qui a un envers, un autre portrait de femme !
MARJAVEL, une serviette au cou, se disposant à se raser ; il parait à la porte, pan coupé gauche.
Pétunia !
PÉTUNIA, replaçant le tableau comme il était.
Monsieur ?
MARJAVEL.
Ernest n'est pas arrivé ?
PÉTUNIA.
Non, monsieur.
M A R J A V E I, , désappointé.
Non? (Poussant un soupir.) Enfin !
Il disparaît.
PETUNIA, seule et venant en scène.
Il ne peut plus se passer de son Ernest... il a été luimême le chercher à Paris, en voiture... et il l'a installé à Auteuil dans le pavillon, au bout du jardin... Après cela, il paraît que c'est dans la nature... un mari aime toujours l'Ernest de sa femme.
HERMANCK entre par le fond; elle lient à la main un petit paquet enveloppé.
Pétunia !
PÉTUNIA.
Ah ! c'est madame...
Elle prend le pa(|uct et le pose sur un petit meuble à droite. H E R JI A N C E .
M. Ernest n'est pas arrivé ?
PÉTUNIA.
Non, madame.