‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 238 sur 308 · ACTE TR0ISIE3IE · texte numérisé non relu

ACTE TR0ISIE3IE

Tiens, cest une idée, Boboche; je vais m'en payer six douzaines.

AUnEROCHE.

Va, ma vieille bique, va.

GENEVIÈVE

Des macarons, messieurs, un franc le macaron.

MAXIME, à part.

J'ai dîné légèrement pour pouvoii* manger; c'est encore ce qui coûte le moins cher.

GENEVIÈVE

Un franc le macaron. Quand on en prend douze, Je donne, par-dessus le marché, un bon conseil.

MAXIME

J'en prendrai douze, mademoiselle.

GENEVIÈVE

Tout cliauds, tout frais, vous êtes s(!rvi.

MAXIME

Et maintenant, le bon conseil ?

GENEVIÈVE

N'en mangez pas, ils ne valent rien.

Ah! merci, mademoiselle.

WILFRID, arrivant avec une pantoufle d'enfant.

Moi, j'achète des ouvrages de tapisserie pour flatter les mères.

GERVASSON, portant six boites de faux cols.

Je revaudrai ça à Auberoche. Elle n'a jamais voulu les

mettre dans la même boîte. Cent vingt-quatre francs cinquante de faux cols en papier.

Auberocho a causi un instant avec AJrienne au fond. Aboi va à lui et le ramène.

MISS ADDAH.

Champagne, excellent Champagne.

WILFRID

Un verre de Champagne, mademoiselle.

MISS ADDAH.

Voici, monsieur. Vous n'en offrez pas un à la marchande?

AVILFRID.

A la marchande ? mais si... Oh !

Miss Addah passe le verre à un domestique qui se tiont debout derrière elle et qui le boit gravement.

AUBEROCHE

Un verre, mademoiselle.

MISS ADDAH.

Voici, monsieur. Vous n'en offrez pas un à hi marchande ?

M(?nie jeu.

AUBEROCHE

Si vraiment. Très ingénieux, ces Anglais.

MAXIME

Un verre, mademoiselle.

MISS ADDAH.

Voici, monsieur. Vous n'en offrez pas un à la marchande ?

Même jeu.

ABEL

.Je suis curieux de savoir jusqu'où il ira.

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