ACTE TR0ISIE3IE
Tiens, cest une idée, Boboche; je vais m'en payer six douzaines.
AUnEROCHE.
Va, ma vieille bique, va.
GENEVIÈVE
Des macarons, messieurs, un franc le macaron.
MAXIME, à part.
J'ai dîné légèrement pour pouvoii* manger; c'est encore ce qui coûte le moins cher.
GENEVIÈVE
Un franc le macaron. Quand on en prend douze, Je donne, par-dessus le marché, un bon conseil.
MAXIME
J'en prendrai douze, mademoiselle.
GENEVIÈVE
Tout cliauds, tout frais, vous êtes s(!rvi.
MAXIME
Et maintenant, le bon conseil ?
GENEVIÈVE
N'en mangez pas, ils ne valent rien.
Ah! merci, mademoiselle.
WILFRID, arrivant avec une pantoufle d'enfant.
Moi, j'achète des ouvrages de tapisserie pour flatter les mères.
GERVASSON, portant six boites de faux cols.
Je revaudrai ça à Auberoche. Elle n'a jamais voulu les
mettre dans la même boîte. Cent vingt-quatre francs cinquante de faux cols en papier.
Auberocho a causi un instant avec AJrienne au fond. Aboi va à lui et le ramène.
MISS ADDAH.
Champagne, excellent Champagne.
WILFRID
Un verre de Champagne, mademoiselle.
MISS ADDAH.
Voici, monsieur. Vous n'en offrez pas un à la marchande?
AVILFRID.
A la marchande ? mais si... Oh !
Miss Addah passe le verre à un domestique qui se tiont debout derrière elle et qui le boit gravement.
AUBEROCHE
Un verre, mademoiselle.
MISS ADDAH.
Voici, monsieur. Vous n'en offrez pas un à hi marchande ?
M(?nie jeu.
AUBEROCHE
Si vraiment. Très ingénieux, ces Anglais.
MAXIME
Un verre, mademoiselle.
MISS ADDAH.
Voici, monsieur. Vous n'en offrez pas un à la marchande ?
Même jeu.
ABEL
.Je suis curieux de savoir jusqu'où il ira.