‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 25 sur 308 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Un homme qui a un gros ventre et de la fortune !

PÉTUNIA, à part.

Je parie que ce sont les Alsaciens... (naut.) Vous êtes les

Alsaciens?,..

Ya!

KRAMPACH

Ya!

PETUNIA.

Eh bien, ils ont de bonnes têtes.

KRAMPACH, venant en scène.

Wir sind dies en morgen. (se reprenant.) Nous sommes partis ce matin à quatre heures.

PÉTUNIA, l'arrêtant.

A la bonne heure, vous parlez français !

KRAMPACH

Ya,.. un petit peu... pas beaucoup... de temps en temps tout de même, (n se tape sur la cuisse.) Grcdiu ! (a Pétunia.) Mais ma femme, il a été plus à l'école que moi... qui n'y suis pas été du tout, (n se tape sur la cuisse.) Grcdin !

PÉTUNIA, à pari.

Qu'est-ce qu'il a donc à se taper sur la jambe? (a usbeth.) Alors, madame parle français ?

LISBETH

Ya.

PÉTUNIA.

Et vous venez pour entrer au service de M. Marjavel?

LISBETH

Ya!

PÉTUNIA, désignant Krampach.

Et ça... c'est votre mari ?

LISBEÏII.

Ya!

PÉTUNIA, apercevant Krampach qui s est assis sur le divan, el le faisant relever et passer devant elle.

Non! pas là-dessus... je vais vous chercher une chaise de paille, donnez-moi vos paquets...

Elle le débarrasse.

KRAMPACH

Merci de l'ol^ligeance...

PÉTUNIA, à Lisbelh.

Et les vôtres ?

Elle la débarrasse.

KRAMPACH

Pas le marmite ! une femme ne doit jamais quitter son marmite!

PÉTUNIA.

Ah ! ne vous fâchez pas !... Je n'y tiens pas, à votre marmite !

Elle fort en laissant la marmite aux mains de Lisbeth.

Page 1