ACTE TROISIÈME
AGATHE
Ne me retenez pas : vous voyez que je suis en retard, (euo
laisse Pibrac déconcerté; puis revient à lui brusquement.) KappelCZ-VOUS,
monsieur, que je vous aurais pardonné tout, tout, excepté cela !
Elle lui tourne le dos.
PIBRAC, à lui-mime.
Excepté cela ! c'est donc énorme !
Agathe est entriie dans sa boutique et enlève rapidement les pantins. GENEVIÈVE.
Comment, madame, vous ne vendez plus vos pantins?
AGATHE
Non. On m'avait conseillé les pantins, mais j'ai eu peur de la concurrence. J'apporte un petit objet dont le succès est moins douteux : il a fait ses preuves. — Aidez-moi, je vous en prie, mademoiselle.
PIBRAC^ qui a ouvert une caisse.
Mais c'est!,.. (Agathe la referme vivement.) VoUS UC fcrCZ paS
cela !
AGATHE
Quoi donc?
PIBRAC
Vous n'accrocherez pas à votre étalage...
AGATHE
Je vous prie, monsieur, de né pas ajouter un mot.
PIBRAC Mais... (Apercevant madame de Morannes au brasd'Abel.) Ciel AGATHE, vivement.
J'espère que vous aui^ez au moins la pudeur de vous taire.