SCENE DEUXIEME
Oui, papa, vous le lui disiez tous les matins.
FLAVIGNAC.
Alors, je lui répondrai que je ne l'ai pas oublié. Il a été très dévoué pour moi, ce Camérolles... oui, il a été dévoué... mais je peux bien dire, à présent, que c'était inutile, j'ai été porté par le vœu des populations.
MARTHE
Oh ! oui, papa ; mais si vous ne voulez rien faire pour ce monsieur Camérolles, pourquoi hébergez-vous depuis trois semaines le père Grenoux ?
FLAVIGNAC.
C'est bien différent. Camérolles m'est dévoué, je n'en peux pas douter, tandis que le père Grenoux...
MARTHE
N'est dévoué qu'à ses intérêts.
FLAVIGNAC.
Il est maire dans mon arrondissement, électeur influent.
MARTHE
Il est chez vous comme chez lui.
FLAVIGNAC.
Cela sera d'un bon effet dans le pays, et puis je ne supposais pas qu'il venait s'installer à Versailles pour un procès interminable.
MARTHE
Qu'il vous raconte tous les matins.
Ça m'intéresse.
MARTHE
Oh! papa, quand vous pouvez l'éviter...
FLAVIGNAC.
Je lui dispute un temps que je dois à mon pays.
MARTHE
Et le père Grenoux, lui, espère gagner son procès en usant de votre influence.
Il reconnaît que j'ai de l'influence; il le dira; c'est excellent. Voici la nouvelle liste; recommence les in\itations. Je vais passer ma redingote, le groupe Lalubize n'admet pas la jaquette.
MARTHE
11 a bien raison.
Flavignac sort à droite, pau coiipO.
ALCIDE, paraissant au fond avec une collection de journaux''".
Je suis fixé.
.MARTHE, effrayée.
Ah!
J'ai lu la collection.
Papa est ici.
Ah!
Mais il va repartir.
Kt alors?...
' Miiilhe. Aicifle
MARTHE
ALCIDE
MARTHE
ALCIDE
SCKM': DEUXIÈME 401