SCENE VI
M.VRTHE, puis ALCIDE.
MARTHE, seule.
Comment n'a-t-il pas découvert Alcide?
Elle va ouvrir la porte du cabinet de travail, Alcide parait. ALCIDE.
Ils sont partis .'
MARTHE
Oui.
ALCIDE , entrant*.
Oh! que j'ai eu peur!
MARTHE
Pas plus que moi. Je tremblais comme la feuille. Et je mentais! je mentais! Voilà à quoi l'on est exposée quand on est la fille d'un homme politique.
ALCIDE
Moi, je n'ai eu que le temps de jeter un tapis sur mon dos et de me metire à genoux, en me dissimulant sous mes journaux. — Mais je connais à fond le groupe Lalubize :
* Alcide, Marllie.
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« Nous demandons avec instance qu'il soit donné une plus vive impulsion... »
MARTHE
Ce n'est plus cela .
ALCIDE
Comment ?
MARTHE
Nous n'appartenons plus au groupe Lalubizc.
ALCIDE, iBterdil.
Ah bah!
MARTHE
Papa a formé un groupe à lui tout seul.
ALCIDE
Alore, pour connaître sa nouvelle nuance?...
MARTHE
Il faudrait la lui demander.
ALCIDE
Je ne peux pas, moi.
MARTHE
Oh ! non.
ALCIDE
Mais vous, mademoiselle ?
Ce serait inutile, maintenant.
ALCIDE
Pourquoi ?
MARTHE
Parce que votre père a envoyé à la Chambre une protestation contre l'élection de papa.
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ALCIDE
Ce n'est pas lui. mademoiselle ; je vous jure que ce ncst pas lui.
MARTHE
Lui ou ses partisans, l'efTet est le même. — Monsieur Alcide, nous ne devons plus nous revoir.
ALCIDE
Oh ! mademoiselle Marthe !
MARTHE
Nous sommes martyrs de nos convictions.
ALCIDE
C'est bien dur, quand on n'en a pas.
MARTHE
Et je n'ai plus qu'une prière à vous adresser.
ALCIDE
Parlez, mademoiselle.
Ne dites jamais que j'ai consenti à vous i*ecevoir.
ALCIDE
Je vous le jure.