ACTE PREMIER
Et comme ça, si j'ai Ijosoin de soins...
IlEn.AlANCE, à pari.
Que faire? il doit étouffer là-dessous... (Haut, prenant les
mains de son mari.) VoyOnS, tO Sens-lu mieUX ? MARJAVEL.
Non, ça me pèse toujours.
Ah! mon Dieu! tes mains sont glacées... tu le refroidis !
MARJAVEL, em-ayé.
Tu crois?
Il faut marcher... marcher vite!
Oui, pour rétablir la circulation.
11 se met à arpenter la scène.
11 E RM ANGE.
Plus loin! plus loin! tu as tout l'appartement pour te promener.
C'est juste, je vais jusqu'au bout et je reviens, (ii sort à
droite en marchant à grands pas et en comptant.) Un... deUX... troiS... HE RM ANGE, ouvrant le divan.
Vite!... sortez!...
ERNEST, se montrant; il est 1res pâle.
J'étouffe... je vous demanderai un verre d'eau sucrée.
MARJAVEL, en dehors.
ERNEST, rcnlranl vivement la I6te ; Hermance s'assied sur le divan.
Ah!
MARJAYEL, entrant de droite et traversant la se* ne.
Il disparaît à gauche, Ernest relève le ii\ .in et paraît . ERNEST, continuant «a phrase.
Avec un peu de fleur d'oranger.
Nous n'avons pas le temps, il va revenir
ERNEST, sortant du divan .
La gouttière me coupait la figure.
HERMANCE
Je l'entends... partez !... vous reviendrez dans cinq minutes.
ERNEST, se sauvant par le fond.
Oui... (a part.) Quel métier!
Il disparait par le fond.
MARJAVEL, rentrant en comptant ses pas.
51, 52... J'ai fait 52 pas... (a Hermance.) Ernest n'est pas arrivé ?
HERMANCE
Pas encore...
MARJAVEL, tombant sur le divan.
Je suis brisé... c'est la marche, j'ai fait cinquante-deux
pas. (On frappe deux petits coups discrets à la porte.) Entrez!
Ernest paraît.
HERMANCE
Monsieur Ernest!
MARJAVEL, boudeur.
Ce n'est pas malheureux !
ERNEST, jouant l'empressement.
Vous m'avez fait demander? qu'y a-t-il?
Mon mari est un peu souffrant... je vais lui l'aire du thé... un cataplasme... allumez le feu.
Elle sort à droite.
Allumez le feu!