SCÈNE PREMIERE ERNEST, puis JOBELIN et BERTHE
Au Icvtr (lu liileau, Ernest est endormi Jans un fauteuil à droite de la cheminée; lient un morceau de gouttière dans ses bras. On frappe à la porte de droite, il ne se réveille pas.
JOBELIN, entr.nil, suivi de Berthe.
Personne... (a part.) Je ne peux pas entrer dans ce pavillon que j'ai habile autrefois sous le règne de Mélanie... sans être ému... tout me rappelle. .
BERÏHE, après avoir examiné autour d'elle, montrant Ernest.
Mais, mon oncle... voici mon cousin...
JOBELIN
Il dom...
lîERTIIE, étouffant sa voix.
Que tient-il si précieusement?
Ça, c'est un fragment de gouttière...
BERTHE
Qu'il presse sur son cœur?
JOBELIN
Cela me rappelle qu'un jour je m'endormis dans ce même fauteuil aussi... avec un aquarium sur les bras.
BERTHE
Vous?...
JOBELIN
Mais j'avais un motif...
BERTHE, indiquant Ernest.
Voyez, mon oncle, comme il a l'air bon.
JOBELIN
Oui... il a le sommeil bon.
BERTHE
Et doux !
JOBELIN
Ça, je ne peux pas dire le contraire.
BERTHE
Je parie qu'il pense à moi...
Pourquoi ?
BERTHE
Parce qu'il m'aime.
JOBELIN
Mais il ne te l'a jamais dit !
BERTHE
Oh ! ça ne fait rien... vous n'avez pas remarqué comme il rougissait, hier, en me donnant l'éventail...
JOBELIN
C'est vrai !,..