‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 53 sur 308 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

HERMANCE, ERNEST, puis KRAMPACH, puisMARJAVEL.

ERNEST, se levant.

Ah! nous l'avons échappé belle.

KRAMPACH entre avec une lettre pareille à celle qu'il a remise à Jobelin.

C'est pour le monsieur qui connaît le fiacre 2H4.

HERMANCE

Le fiacre!

ERNEST, vivement.

C'est pour moi !

Que peut-il vouloir? Voyez... voyez vite!...

ERNEST, lisant.

■X Cancre!... »

KRAMPACH

Il l'a déjà dit.

ERNEST

Tu dis?...

Je dis : il la déjcà dit.

ER\EST va lire, il voit Kraniiacli qui ccjute, il le repousse; celui-ci va à la cheminée et range, puis revient s'ajipuyer sur le secrétaire en faisant toujours ses comptes.

« Tu crois qu'on peut se promener avec une petite dame et ne donner que vingt-cinq centimes au cocher comme les gens vertueux? » (parié.) .Je croyais lui en avoir donné cin-

qiuinle. (i.isam.) « Si tu ne m'envoies pas mille francs avant une demi-heure, je t'en demanderai trois mille. » (paiic.) Le misérable! où est ma canne?,..

Y pensez-vous?... Il faut payer... tout de suite...

ERNEST

Mais c'est du clianla,i;c.

Préférez-vous un scandale?...

Non!... (Allant au î^c'crclaire, il repousse Krainpach, qiii rctourno à la ehemiiuV.) Je ne sais pas si j'ai la somme, (n tourne la clof du secrétaire, puis Oonne un coup de poing, le scciélaire s'ouvre ; cherchant li ans les

tiroirs, à part.) PJh bien... mais j'avais un billet... on a ouvert ce secrétaire... c'est quelqu'un qui connaît le coup de poing.

II E R M A N c E .

Eh bien?...

ERNEST, revenu à Herniance, et prenant l'arRent iju'il a ilans sa poclic.

•Je n'ai que trente-trois francs.

Ah! mon Dieu! (ouvrant son porte-monnaie.) Et moi dix! ERNEST.

Ça fait quarante-trois, (a Krampaeh.) As-tu neuf cent cinquante-sept francs sur loi?

K R A M P A C II , se fouillant avec gravité.

Je vais voir.

II E R M A N ( ; E , bas.

Mon mari !

ERNEST, de mémo.

Marjavel! (a Krampacu.) C'est bien... phistiird.

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