ACTE DEUXIÈME
MARJAVEL, lui prenant la main.
Tu manques de confiance en moi... ce n'est pas bien, (lui caressant h: bras.) Un maître, c'est comme un père...
LISCETII, riant.
Hi ! hi !
M AR.IAVEL.
Quoi?
LISIÎETK.
Vous me
cliatouillez
MARJAVEL.
Elle a des dents superbes! Regarde-moi donc... elle a des dents superbes...
Il l'embrasse.
KRAMPACH, entrant avec une lampe à la main.
Bourgeois, comment qu'on asticote les lampes?
MARJAVEL.
Tu demanderas à Ernest.
KRAMPACH, bas.
A-t-elle nommé ?
MARJAVEL, de même.
Pas encore... mais ça viendra.
KRAMPACH, rentrant.
Bien! continuez, je vais faire la chambre du jeune homme.
Il rentre à gauche, deuxii'me plan. MARJAVEL, à Lisbeth.
Voyons, mon enfant... comment as-tu pu te laisser aller à une pareille inconséquence ?
LISBETH
Ce n'est pas ma faute, j'étais t'amoureuse !
MARJAVEL, riant.
Ah! elle Va bien dit! Regarde-moi... (ii l'embrasse.) Il était donc bien beau, cet étranger?
Oh ! oui !
Jeune?
Va!
Do mon <l!ïc?
MARJAVEL.
MARJAVEL.
LISBETII.
Oh! c'tc hclisc' pui.s({u'il était jeune!
El qu'est-ce qu'il te disait ?
LISDETH.
Dame ! vous savez hien !
MARJAVEL.
Dis tout de même...
LISBETH: eUe s'exécute.
Il me regardait de côté... avec des yeux blancs.
MARJAVEJ, , la regardant on c:)ulissc.
Comme ça?
LISBETH
Ali! bon mieux !
Après?
LISBETH
Après... il m'a donné deux oranges.
MAIUAVEL, à pari.
Quel pays que cette Alsace! un regard et deux oranges! .l'en ferai une provision. (Haut.) Et ensuite?... Ne me cache rien...