ACTE DEUXIÈME
L I s U E T H , ouvrant In puiti;.
Arrive donc, lambin !
Krampucli paniit ; il est très chancelant et achevé sa chanson allenianilf. TOUS.
11 est gris.
ERNEST, à part.
Il est gris ! quelle chance !
K RAM PAC H, entrant.
Me v'ià, mon bourgeois, j'ai quelque chose ù vous dire.
Moi aussi. (Krampach veut parler, Marjavel rinterrompant.) PermettCZ-
moi de commencer... Monsieur Krampach, je n'ai pas besoin de vous rappeler que la sobriété est sœur de la tempérance... mais, si vous continuez à marcher dans cette voie de désordre et d'incontinence que vous vous êtes tracée, je me verrai forcé de me priver de vos services. A vous, maintenant... parlez !
KRAMPACH
Eh bien, bourgeois... il y a un home qui monte, la nuit, par le treillage, chez votre femme.
MARJAVEL.
Un homme ?
ERNEST, vivement en passant.
Ne l'écoutez pas... il est ivre.
HERMANCE, à Marjavel.
Laissons-le.
KRAMPACH
J'ai une preuve.
MARJAVEL, allant à lui.
Une preuve 1 quelle preuve ?
^ KRAMPACH, tirant île sa poche une niontte avec sa chaîne et sel brelor|ue8.
Ces breloques attachées au treillage.
ERNEST, à part.
Ma mon lie 1
liEKMA.XCE, à part.
Perdue !
Elle loinbe assise sur le faulcuil lU^ gauche. MAKJAVEL, exaiiiinanl la montre elles breloques.
Mais je les reconnais... Comment se Irouvaienl-elies attachées au treillage sous les fenêtres de ma femme? Répondez, où alliez-vous ?
ERNEST
.J'allais...
OÙ alliez- vous '.'
E R N EST
J'allais au second chez Lisbcth.
Il remonte. Marjavel passe près d'ilermance, LISDETH.
Je ne m'en suis pas aperçue.
MARJAVEL.
Chez Lisbeth !...
11 [lurt d'un grand eclal de rire.
ERN-EST, riant aussi et s'adressant à Krampacli.
Oui, chez Lisbelh.
K R A M I> A C H , se dégrisant.
Chez mon femme !...
ERNEST
Comment, sa femme?...
KRAMPACIl, se précipitant sur lui.
Ah ! gredin !
MAR.IAV):;L, le retenant et fai-aiil un rijiip.irt i\r son corps à Ernest.
N(; lonclic pas... c'est mon ami I