ACTE TROISIÈME KiJ
' KHAMPA'jH, le ramenant en scène, avec émotion et dignité.
Nous lavons ainit^-o tous les deux !
Dame!... le hasard... le printemps... C'était au mois de mai...
KUAMl'ACH.
C'est vous qui avez commis la l'aule; mais je l'ai rt'iiarée... Donc, elle n'existe plus... donc, je ne peux pas vous en vouloir.
ERNEST
A la bonne heure ! voilà qui est raisonné.
KRAMP ACH, insistant.
Je peux pas en vouloir; sans ça, je vous rendrais la montre.
Il tire sa montre en argent.
EUNESÏ.
La montre!... Ah! oui... je la reconnais... (a part.) C'est lui qui la porte. (Haut.) Garde-la...
KUAMPACIl.
C'est qu'elle retarde. Elle marche comme une cane.
Uh ! quand on n'est pas pressé!...
On dit que ça se garantit trois ans.
ERNEST
Tu veux que je la fasse régler ?
KRAMP ACH.
Oui, et en même temps, je vous prierai d'y faire poser une sonnette.
ERNEST
Comment, une sonnette :'
KRAMPACH
Chez nous, M. le brigadier de gendarmerie a une montre avec une sonnette.
KRNF.ST.
Tiens, tiens, lions, tiens !
KRAMPACH
Oui !... quand il osl trois heures, elle lait : ding! ding 1 ding!... quand il esl quatre heures, elle l'ait : ding ! ding ! ding ! ding !... quand il est cinq heures...
KRNEST.
Oui... ainsi de suite jusqu'à minuit... (a pan.) 11 me demande une montre à répétition... Eh bien, il n'est pas exigeant, (uaui.) Tu l'auras.
K R A M P A C II , lui temiaiil la main.
Soyons amis.
ERNEST, à pari, un peu froissé.
Un domestique!... ali bah!... il n'y a personne (ReUrani sa main.) Du monde!... (a Krainpach.) Va chercher Marjavel.
KRAMPACH, <-n sorlniit.
Oui, soyons amis.
ERNEST
Oui, va, \a. (a ik-nimucf, qui entre de droite.) Madame, voici mon oncle en cravate blanche. (Allant au-devaui de jobciin.) Mon oncle !... ma cousine !...
8CÈNE Vl I.Es MÊMES, .lOBELIN, BERTHE.
.lOliEMN, enlranl par la gauclie avi'c Bcrllic, à Uermancu.
.Madame !... (cherchant Mnrjavoi.) Mou cxcelleut ami !... Ah î ||,, pardon, il n'y est pas. (Se meiiaiit en position.) Madame, je veux