SCÈNE XII
BRICHANTEAU, GENEVIÈVE, SAVOURETTE, ,mis MADAME PONTAUBERT et LÉOMDE.
SAVOURETTE.
Monsieur, vous pouvez rester garçon, je vais biffer la clause qui nous divise^
BRICHANTEAU
Pourquoi, monsieur Savourette?
SAVOURETTE.
Madame Savourette m'a dit que cette clause prêterait à rire, et que les journaux continueraient à me plaisanter. Car depuis que j'ai l'honneur d'être votre propriétaire, je suis une victime de la presse, et, quand on n'y est pas habitué, c'est pénible. Restez garçon, je vais biffer la clause.
BRICHANTEAU
Non, monsieur Savourette, nous ne bifferons rien.
SAVOURETTEN
Je serai donc ridicule jusqu'à la fin de mes jours ?
BRICHANTEAU
Ce ne serait pas trop, monsieur Savourette.
SAVOURETTE, à madame Pontaubert, qui paraît à la poite.
Ab ! madame! monsieur Brichanteau maintenant veut se marier envers et contre tous.
MADAME PONTAUBERT.
J'en étais sûre, j'ai trouvé ma fille en larmes. Elle m'a avoué que c'étaient vos bonnes paroles qui l'avaient émue à ce point. Ne m'as-tu pas avoué que monsieur Brichanteau t'avait dit des choses si tendres?
LKONIDE.
Oh! oui... Il m'a bien fait comprendre que j'aime Gustave Planés.
Hein?
MADAME PONTAUBERT, suffoquée.
SAVOURETTE,
Très bien !
LÉONIDE
Et que si je ne suis pas sa femme, j'en mourrai.
MADAME PONTAUBERT, éperdue.
Léonide !
A la bonne heure.
SAVOURETTE.
BRICHANTEAU
Je n'en suis pas blessé, ma cousine. J'allais demander à Geneviève si elle consentirait à m'épouser.
GENEVIÈVE
Moi, je serai votre femme ?
SAVOURETTE.
C'est donc pour m'ctre désagréable I