SAIN T L L' B I N
Plus de clou, mon cher Léonidas, plus rien ! Des amateurs.
LKONIDAS.
Si vous pensiez qu'une chanson provençale...
SAINT LUBIN
Qui la chanterait?
LÉONIDAS
Moi !
SAINT LUBIN
Je nous remercie, mon bon monsieur Léonidas.
LÉONIDAS
J'ai de la voix.
11 fredonne.
SAINT LUBIN
Certainement... c'est très joli... mais vous ne pourriez pas remplacer ma prima donna.
LKONIDAS.
Pas complètement.
SAINT LUBIN
Je me permettrai de vous demander un verre d'eau.
LÉONIDAS
Miette! un verre d'eau sucrée et du rhum, pour M. de Saint Lubin.
SAINT LUBIN
Non, pas de rhum.
LÉONIDAS
Et vous, madame Ragonaud ?
MADAME RAGONAUD.
Oh ! moi... non... Je n'ai pas déjeuné.
LÉONIDAS
Voulez-vous prendre quelque chose à l'office?
MADAME RAGONAUD.
Avec plaisir, monsieur Léonidas, votre cuisine est si bonne. Ça me rappelle Paris.
Elle sort.
LÉONIDAS
Mieux que Paris, je m'en flatte.
SAINT LU B I N
Madame de Saint Lubin me dit toujours : « Marius, tu as tort de te mêler de ces comédiennes, ça ne te réussira pas. » Je lui réponds que c'est pour les pauvres ; ça la rassure. (Miette iui apporte un verre d'eau). Merci, mademoiselle.
il boit.